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Excision?

Qu'est ce que l'excision?
De graves conséquences 
Où est elle pratiquée?
Et en Belgique? 

Qu'est ce que l'excision? 

L’excision/mutilation génitale féminine (E/MGF) constitue une pratique traditionnelle comportant de graves conséquences sur la santé pour les filles et les femmes.

L'excision a de graves conséquences sur la santé des filllesL’expression E/MGF désigne toutes les interventions aboutissant à une ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme et/ou toute autre lésion des organes génitaux féminins pratiquée à des fins non thérapeutiques.
La pratique est classifiée en quatre types :
Type I : Ablation partielle ou totale du clitoris et/ou du prépuce (clitoridectomie).
Type II : Ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres, avec ou sans excision des grandes lèvres (excision).
Type III : Rétrécissement de l’orifice vaginal avec recouvrement par l’ablation et l’accolement des petites lèvres et/ou des grandes lèvres, avec ou sans excision du clitoris (infibulation).
Type IV : Toutes les autres interventions nocives pratiquées sur les organes génitaux féminins à des fins non thérapeutiques, telles que la ponction, le percement, l’incision, la scarification et la cautérisation.

En Afrique de l’Ouest et du Centre, elles sont généralement effectuées par des praticiens traditionnels, mais la “médicalisation” de l’E/MGF, exécutées par du personnel qualifié, est en hausse dans certains pays. Les E/MGF sont généralement pratiquées sur les filles entre 5 et 14 ans, mais au Mali et en Mauritanie, la majorité des filles sont excisées avant d’avoir 5 ans. 

L'excision a de graves conséquences :

• la mort par hémorragie et/ou à la suite d'une infection,
• la transmission du sida, d’une hépatite ou d'autres maladies,
• l’infertilité,
• la non cicatrisation,
• la formation d'abcès, de kystes,
• des infections des voies urinaires, de l'appareil génital,
• l'incontinence urinaire,
• un risque accru de saignements et d'infection lors de l’accouchement,
• des douleurs lors des relations sexuelles,
• des troubles psychologiques et sexuels,
• l’arrêt de la scolarisation
• et bien d’autres encore.

Où l’E/MGF est-elle pratiquée?

L'excision a de graves conséquences sur la santé des filllesLa pratique de l’E/MGF existe partout dans le monde, mais elle est plus fréquente dans 28 pays d’Afrique sub-saharienne et au Moyen-Orient, où, chaque année, trois millions de filles et de femmes subissent l’excision/mutilation génitale.
La prévalence de l’E/MGF varie significativement d’un pays à l’autre – de un pour cent au Cameroun à 96 pour cent en Guinée.
Dans la plupart des pays, toutefois, les moyennes nationales peuvent dissimuler d’importantes variations à l’intérieur d’un pays. Cela s’explique par la présence de diverses communautés ethniques ayant diverses attitudes et pratiques en matière d’E/MGF.
En Afrique de l’Ouest et du Centre, les 18 pays où la pratique est effectuée et pour lesquels des données sont disponibles, peuvent être séparées en trois groupes, comme suit:

• Mali, Guinée et Sierra Leone où le taux de prévalence moyen est au-dessus de 80 pour cent et où pratiquement toutes les femmes sont excisées.
• Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Gambie, Guinée-Bissau, Libéria, Mauritanie, République centrafricaine, Sénégal et Tchad, où les taux de prévalence de l’E/MGF sont à un niveau intermédiaire, entre 25 et 79 pour cent et où seulement certains groupes ethniques à l’intérieur du pays pratiquent l’excision, avec une intensité variable.
• Bénin, Cameroun, Ghana, Niger, Nigéria et Togo où les taux de prévalence nationale sont bas, entre 1 pour cent et 24 pour cent et où seulement quelques groupes ethniques pratiquent l’E/MGF.  

Et en Belgique ?

L’E/MGF est très rarement pratiquée en Belgique. Il arrive toutefois que la famille de jeunes fillettes des communautés concernées fassent appel à des exciseuses clandestines ou envoient leur fille en vacances dans leur pays d’origine pour la faire exciser. 
Toute forme de la pratique est interdite dans la loi belge, et repris dans le code pénal et civil. Différentes mesures de protection et de placement existent dans le cas où une mineure court le risque de se faire exciser. Le danger de subir cette pratique est aussi pris en compte lors de demandes d’asile pour des raisons humanitaires. Des organisations spécialisées existent en Belgique. Elles organisent des séances d’informations et d’entre-aide, font de la prévention et offre une aide individuelle si nécessaire. 

Je soutiens le travail de l'UNICEF pour mettre fin à la pratique de l'excision
 

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