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Excision, pourquoi cette pratique persiste t'elle?

La MGF est pratiquée pour des raisons de plusieurs ordres :

  • Sexuel : contrôler ou réduire la sexualité féminine.
  • Sociologique : s'agissant, par exemple, d'initier les filles à devenir des femmes, d'assurer leur insertion sociale et de maintenir la cohésion sociale.
  • Hygiénique et esthétique : quand on considère les organes génitaux féminins comme sales et laids.
  • Sanitaire : en vertu de la conviction erronée selon laquelle cette pratique favorise la fécondité et la survie de l'enfant.
  • Religieux : dans la conviction erronée selon laquelle la MGF/E est un impératif religieux.
     

La pratique de l’E/MGF découle d’un système complexe de croyances. Les communautés perpétuent la coutume et la tradition. Dans bien des cas, les membres de la famille sont conscients que la pratique peut infliger des souffrances physiques et psychologiques à leurs filles, mais considèrent qu’ils font ce qu’il faut pour bien éduquer leur fille et pour la préparer à l’âge adulte et au mariage.
La procédure confère un sentiment de fierté, représente le passage à l’âge adulte et donne le sentiment d’appartenir à la communauté. Pour les communautés pratiquantes, l’E/MGF garantit une position sociale, la possibilité de se marier, la chasteté, la santé, la beauté, ainsi que l’honneur de la famille. Ne pas se conformer à la tradition, implique un mal plus important celui d'être exclu de sa communauté. 

Une violation des droits
Du point de vue des droits de l’homme, l’E/MGF, de quelque type que ce soit, est une pratique néfaste, une violation des droits humains des filles et des femmes (notamment du droit à la santé, à l’intégrité physique, à la protection, et dans les cas extrêmes, du droit à la vie) et une forme de violence.

Signes de changement
L’E-MGF est une pratique évolutive et les données d’études montrent que les taux de prévalence ont diminué ces dix dernières années dans plusieurs pays.  L’opposition à la pratique augmente – les données d’enquêtes montrent que plus de 50 pour cent des femmes au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Guinée-Bissau, au Nigéria et au Sénégal soutiennent l’abandon de la pratique.  Au contraire, au Mali, seulement 16 pour cent des femmes sont en faveur de l’abandon de la pratique.

 

Je soutiens le travail de l'UNICEF pour mettre fin à la pratique de l'excision
 

 

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