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VIH/sida et les enfants

Au centre de santé de Kikula, au Katanga, on l’appelle affectueusement Maman Louise. Avec son équipe, Louise Ngone, infirmière en chef, a su créer un climat de confiance auprès des femmes qui viennent consulter. Le programme de prévention de transmission mère/enfant offre à celles-ci un encadrement prénatal et les encourage à passer le test VIH/sida puis à partager les résultats avec leurs maris.

« C’est le plus dur. Certains abandonnent encore leurs femmes et divorcent. Sans même passer le test eux-mêmes ! Notre réseau de volontaires, issus de la même communauté, se révèle efficace pour encourager les couples. Ils vont les voir chez eux pour leur expliquer l’avantage de contrôler leur statut et de modifier leurs comportements. »

25 bébés naissent chaque semaine à la clinique Kikula. Et reçoivent des soins adéquats, comme leurs mamans, en toute confidentialité. « Maintenant que nous pouvons proposer un traitement, c’est plus facile. Avant, les hommes nous disaient : « Pourquoi faire le test, que pouvez-vous nous offrir à part vos conseils ? »»

Les accès aux traitements anti-rétro-viraux (ARV) restent pourtant très limités. Seuls 9% des femmes enceintes porteuses du VIH/sida reçoivent des ARV. Les infrastructures et le personnel sont en nombre insuffisant, et les réticences de la population à divulguer leur statut ou même à passer le test sont encore tenaces. Dans ce contexte, la collaboration entre les professionnels de la santé et les relais communautaires est indispensable.