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Campagne UNICEF « Apprendre pour (sur)vivre » : les parlementaires interpellés

Mercredi, 26 octobre 2011
Campagne UNICEF « Apprendre pour (sur)vivre » : les parlementaires interpellés

La campagne « Apprendre pour (sur)vivre : projet écoles d’urgence » lancée par UNICEF Belgique il y a tout juste 20 jours connaît aujourd’hui un nouveau coup d’accélérateur. Des parlementaires se sont réunis au Sénat pour s’y informer et débattre des enjeux de l’éducation dans l’aide humanitaire.

En 20 jours de campagne, UNICEF Belgique a déjà recueilli plus de 9.000 signatures (en ligne et dans des cahiers) de personnes qui désirent que l’éducation ne soit plus le parent pauvre de l’aide humanitaire. L’enjeu est de taille. La majorité des 67 millions d’enfants non-scolarisés dans le monde vivent dans des pays confrontés à une situation d’urgence : guerre, violence ou catastrophe naturelle. C’est donc pour ces enfants-là qu’il faut particulièrement agir si l’on veut qu’aucun d’entre eux ne soit privé de son droit à l’éducation.

Le problème est que peu d’acteurs de l’aide humanitaire - ONG, bailleurs de fonds… -  perçoivent l’éducation comme une partie intégrante de  la réponse à apporter dans les situations d’urgence. Les moyens consacrés à l’éducation sont donc nettement insuffisants, alors qu’elle joue un rôle majeur dans le redressement des communautés et dans l’accompagnement psychosocial des enfants traumatisés. Elle sauve aussi littéralement des vies lorsque, comme en Haïti, elle réduit les effets de l’épidémie de choléra grâce à des apprentissages aussi simples que le lavage des mains au savon.

Pérennité

UNICEF Belgique veut obtenir une reconnaissance durable de l’importance de l’éducation dans la réponse humanitaire. Si la pétition s’adresse essentiellement au pouvoir exécutif, il est tout aussi important de susciter l’engagement du pouvoir législatif afin de pérenniser cette reconnaissance.

Le Sénat accueillait ce 26 octobre 2011 une séance interparlementaire à laquelle a participé M. Mohamed Fall, responsable de l’éducation pour l’UNICEF en Haïti.  

L’objectif de cette rencontre interparlementaire était de sensibiliser les élus à la problématique et à susciter leur engagement au travers d’un travail parlementaire qui amène une reconnaissance du droit à l'éducation comme faisant partie intégrante de la réponse humanitaire aux conflits et aux catastrophes naturelles.

Mohamed Fall s’est adressé aux parlementaires en se basant sur son expérience du terrain en Afghanistan après la chute des Talibans, à Banda Aceh (Indonésie) au lendemain du tsunami et en République démocratique du Congo confrontée à une urgence permanente. La séance fut en grande partie consacrée à l’examen des 10 recommandations formulées par UNICEF Belgique, comme celles d'inclure l’éducation dans la réponse humanitaire et d’affecter au moins 4% de l’aide humanitaire à l’éducation, en fonction des besoins.

Ce plaidoyer n'a évidemment pas pour but de réduire l’importance de l'aide alimentaire ni de l'assistance matérielle, indispensables pour assurer la survie des victimes et dans lesquelles l’UNICEF est également actif, mais de veiller à la flexibilité des fonds de l’aide humanitaire. Cette souplesse devrait permettre aux acteurs humanitaires de répondre réellement aux besoins en coordonnant leurs efforts pour favoriser l’éducation de qualité aux premières heures d’une urgence.

L’action continue

L’engagement des parlementaires ne pourra que renforcer le mouvement initié par UNICEF Belgique, qui espère obtenir 100.000 signatures d’ici à la fin de 2013. La pétition « Projet écoles d’urgence » est en effet toujours ouverte à la signature. Les personnes qui désirent s’engager en faveur de l’éducation dans les situations d’urgence peuvent signer cette pétition sur le site et même y télécharger leur photo !

Lisez le rapport de la rencontre interparlementaire.