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Crise de l'enseignement dans le centre et le Sud de la Somalie

Jeudi, 11 août 2011

Dans le Sud et dans le centre de la Somalie, on évalue que 1.8 million enfants, âgés de 5 à 17 ans, ne vont plus à l’école. Si rien n’est fait, ce chiffre pourrait encore augmenter en septembre prochain, à l’occasion de la rentrée des classes.

Onderwijs mag niet verwaarloosd worden in crisissituaties
© UNICEF/NYHQ2011-1119/Holt

En cause, 200.000 enfants qui  ont dû fuir leur habitation en raison de la sècheresse et de la famine.

Or, l’arrivée de ces réfugiés dans des régions, où comme à Mogadiscio, ils sont déjà très nombreux provoque une demande spectaculaire dans le domaine de l'éducation et une pénurie des enseignants.

Pour Rozanne Chorlton, représentante de l’UNICEF en Somalie, « l’éducation a sa place dans toute intervention d’urgence. Les écoles sont des lieux où les enfants peuvent apprendre, mais où ils ont aussi accès à divers services comme les soins de santé. Préserver leurs capacités d’apprentissage dans un environnement sûr est essentiel, non seulement, pour leur survie et leur  développement mais aussi, à long terme, pour la stabilité et la croissance du pays ».

C’est pour ces raisons que - dans les plus brefs délais - davantage d’aide est nécessaire pour créer des espaces temporaires d’apprentissage dans les camps de réfugiés, équiper les écoles en infrastructures sanitaires, fournir du matériel scolaire 435 000 enfants et inciter de diverses façons, 5 750 professeurs, à poursuivre leur métier.

Des projets  - qui visent à assurer la distribution des coupons alimentaires via les écoles afin que les enfants soient enclins à y aller où à s’y inscrire, pour ceux qui ne l’ont jamais fréquentée - sont en cours d'élaboration.

Après des décennies de négligence et de manque de moyens, les enfants somaliens ne disposent pas de suffisamment de chance en matière d’enseignement. Pour Rozanne Chorlton, « il ne faut pas laisser la situation se détériorer. Pour les communautés locales l’éducation des enfants est aussi une priorité ».

Depuis le début de la famine, seuls 18% du budget qui devrait être consacré à l’enseignement a été financé. Les moyens nécessaires sont estimés à 30 millions de dollars.