Haïti : l’UNICEF sur le front du choléra

Une épidémie de choléra touche la vallée de l’Artibonite et quelques cas ont été recensés près de Port-au-Prince. 3000 personnes au moins sont atteintes et 300 décès ont été enregistrés. Les millions de personnes qui vivent dans la précarité suite au tremblement de terre du mois de janvier pourraient devenir une cible facile pour la maladie. Ce serait le scénario du pire.
Risque majeur pour les enfants
Le choléra provoque des diarrhées et des vomissements. Les enfants, plus sensibles à la déshydratation, courrent plus de risques que les adultes.
L’UNICEF, qui coordonne les activités liées à l’approvisionnement en eau potable et à l’assainissement, tente de contenir l’épidémie avec ses partenaires et de diffuser les messages de base en matière de prévention et d’hygiène.
L’UNICEF a immédiatement envoyé une équipe spécialisée dans l’Artibonite qui a aidé les services de santé locaux à appliquer les mesures adéquates : isolement des patients, chlorination des points d’eau et preomotion du lavage des mains au savon. Il a également distribué 2.500 kits d’hygiène, 50.000 tablettes de purification de l’eau, des milliers de savons, 25.000 matelas en plastique, 5 tentes et des sachets de sels de réhydratation orale pour lutter contre les diarrhées.
Des mesures préventives (communication de messages-clefs...) sont mises en place à Port-au-Prince.
Il faut faire vite.
Pour Françoise Gruloos, Représentante de l’UNICEF en Haïti, « le fait que cette épidémie ait éclaté dans une région qui n’avait pas subi le tremblement de terre et n’a pas de lien avec celui-ci, prouve une fois de plus que ce pays est fragile. Avec ou sans séisme, les enfants et la population sont terriblement vulnérables. Il faut absolument rebâtir des systèmes efficaces dans les domaines de la santé et de l’approvisionnement en eau et les étendre à l’ensemble du pays, pas seulement aux zones sinistrées. »
Submitted by sdevers on lun, 2010-10-25 14:04





