Haïti : les enfants sont les meilleurs relais pour prévenir le choléra
Mercredi 17 novembre 2010
Ce matin, la foule se presse au marché de Gonaïves, une ville du Nord d’Haïti. Les femmes vont d’étal en étal à la recherche d’une bonne affaire, les marchands tentent d’attirer les clients en clamant leurs meilleurs prix, et chacun évoque le récent passage de l’ouragan Tomas. Mais un message diffusé par haut-parleur vient tout à coup mettre fin ce brouhaha : « Lave men nou ! » - « Lavez-vous tous les mains ! ».
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| Le 28 octobre à Port-au-Prince, un travailleur de la Croix-Rouge haïtienne s'adresse à des étudiants à propos de la prévention du cholera. La campagne comprend des messages à propos du lavage des mains, de la consommation d'eau potable et du bon traitement des déchets. © UNICEF/NYHQ2010-2278/Marco Dormino |
Alors que le choléra se répand à une vitesse fulgurante dans la région, les messages de prévention sont déterminants pour combattre la propagation de cette maladie particulièrement contagieuse.
Les volontaires de la Croix-Rouge haïtienne arpentent les allées du marché. « Les haut-parleurs nous permettent de diffuser nos messages beaucoup plus rapidement », se réjouit Matthias Dornilma, de la Croix-Rouge, « mais nous prenons aussi le temps de parler aux gens et de répondre à leurs questions ». Vincent, un passant, questionne les volontaires. « Cela m'encourage d'apprendre que de simples actions comme se laver les mains après avoir été à la toilette et boire de l’eau potable font une différence », dit ce père de famille.
« Un des modes de prévention les plus efficaces, c’est la communication », explique Frank Kashando, le coordinateur de l’UNICEF pour l’Artibonite, « L’UNICEF soutient la Croix-Rouge locale en lui fournissant 25 haut-parleurs et 800 batteries de rechange ».
En plus de ces actions de sensibilisation au sein des communautés, l’UNICEF diffuse aussi des messages de promotion de l’hygiène à travers la télévision nationale et la radio. Les écoliers et les enfants sont au centre de l’attention de l’UNICEF et de ses partenaires, car, comme le dit Sail D’Louis, un directeur d’école : « Les enfants sont les messagers les plus puissants pour lutter contre le choléra. (…) Ils sont très attentifs et nous savons qu’ils répéterons sans arrêt à leurs parents ce qu’ils ont appris ».
Submitted by admin on ven, 2011-10-14 13:15






