Haïti presque un an après le tremblement de terre : où en sommes-nous ?
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Le 20 décembre 2010
Moins d’un mois nous sépare de la date « anniversaire » du tremblement de terre en Haïti. C’était le 12 janvier 2010 peu avant 17h, heure locale. Le bilan définitif de la situation et d'un an d'actions de l’UNICEF en Haïti sera fait en janvier 2011 et publié sur ce site.
En attendant, vous pouvez consulter :
► Quelques histoires venues de là-bas
► Le rapport des dix mois
Toujours en situation d’urgence
La situation du pays peut paraître catastrophique, encore maintenant. Certaines personnes se demandent où est passé l’argent qui a afflué du monde entier, car ils ne voient pas de changements flagrants. Ils se demandent aussi comment cela se fait qu’un an plus tard, des milliers de personnes vivent toujours dans des camps sous tente.
Pour comprendre ceci, il faut bien se rendre compte de deux choses :
- la situation était déjà catastrophique et extrêmement complexe avant le tremblement de terre : pauvreté extrême, instabilité politique et sociale, tempêtes tropicales, glissements de terrain, violence...
- l’étendue des dégâts causés par le tremblement de terre est énorme
Le tremblement de terre a littéralement transformé Port-au-Prince et ses environs en champ de ruines. Imaginez que la ville de Bruxelles soit complètement détruite. Même avec tous nos moyens modernes d’un pays riche, combien de temps nous faudrait-il pour dégager tous les décombres ? Car il s’agit bien de dégager avant de pouvoir reconstruire.
Que fait l’UNICEF ?
Le déblayement des décombres et la reconstruction de bâtiments à proprement parler ne font pas partie des compétences, ni de la mission première de l’UNICEF. Mais nous n’en sommes pas moins conscients de la nécessité d’avoir un abri et de l’importance de celui-ci pour assurer une protection minimum aux enfants. C’est pourquoi, dans les jours et les semaines qui ont suivi le séisme, nous avons distribué des bâches, des tentes…pour que les familles soient à l’abri en attendant de retrouver une maison.
Qu’avons-nous fait d’autre ? Nous avons paré au plus pressé. Juste après le tremblement de terre, et dans les mois qui ont suivi, il s’agissait avant tout d’assurer la survie des enfants haïtiens et de tout faire pour éviter que la situation ne se déteriore. Soigner les blessés, approvisionner la population en eau potable, encourager les mères à continuer à allaiter, distribuer des pâtes nutritionnelles spéciales pour les enfants sous-alimentés, réunir les enfants perdus avec leurs familles…
Après quelques semaines d’extrême urgence, nous avons pu organiser les choses un peu plus : implanter des « espaces amis des bébés » et des « espaces amis des enfants » dans les camps de tentes, organiser la distribution d’eau de manière plus structurée, organiser la reprise des cours et la prochaine rentrée scolaire…
Depuis près d’un an maintenant, l’UNICEF coordonne en Haïti les actions dans les secteurs de l’eau et de l’hygiène (WaSH), de la nutrition et de la protection de l’enfant et partage la coordination de l’enseignement.
Nous ne pouvons pas laisser les enfants sans activités (scolaires et autres) pendant les longs mois voir les années que prendra la reconstruction de logements. Nous ne pouvons pas les laisser avec leurs traumatismes sans les aider à les surmonter. Nous ne pouvons pas les laisser devenir malades et souffrir de malnutrition. Nous ne pouvons pas laisser les mamans se débrouiller pour accoucher seules et trouver seules le moyen d’allaiter leurs bébés.
L’argent récolté par nos donateurs a été utile pour toutes ces actions-là et bien d’autres encore, que nous vous présenterons plus en détail en janvier 2011. Ce sont des choses qui ne sont peut-être pas visibles quand on regarde les images d’Haïti à la télévision, parce qu’elles ne changent pas (encore) le paysage, mais elles changent bien la vie des enfants et de leurs familles.
Espoir
Bien sûr, la situation rêvée, idéale, serait que chaque famille ait déjà retrouvé un toit ; que chaque enfant aille à l’école ; que les routes, les hôpitaux, les écoles soient déjà reconstruits. Tout cela prendra encore beaucoup de temps et coûtera beaucoup d’argent. Pas à pas, nous nous rapprochons de ce but.
Les Haïtiens sont porteurs d’un immense espoir de changement, de transformation, et d’un rêve pour leur pays. Celui d’un Haïti digne de ses enfants. A nous de les y aider et de leur offrir, en collaboration avec leur nouveau gouvernement, un cap de développement nouveau qui tienne la route pour les années à venir.
Submitted by admin on ven, 2011-10-14 13:16






