L’ampleur des inondations dépasse tout ce que l’on peut imaginer
Daniel Toole, le Directeur régional de l’UNICEF pour l’Asie du Sud, se trouvait cette semaine dans la province de Khyber-Pakhtunkhwa pour évaluer les dégâts causés par les sévères inondations qui affectent le Pakistan.
Il a également passé en revue l’aide distribuée par l’UNICEF à des centaines de milliers de femmes et d’enfants dans l’une des provinces les plus touchées du pays.
Une crise « énorme »
« Nous avons affaire ici à une crise majeure. La communauté internationale n’en a pas vraiment appréhendé toute l’ampleur et toute l’étendue », explique Daniel Toole. « Nous avons besoin d’aide, d’une aide énorme et très rapidement. Il y a des millions de personnes déplacées. Ces personnes ont besoin de soutien pour pouvoir rentrer chez elles et d’une aide directe pour pouvoir rester en bonne santé. » Le Directeur régional pour l’Asie du Sud loue les efforts extraordinaires consentis par les autorités provinciales pour constituer une chaîne de secours vers les plus démunis et les plus vulnérables. Mais il insiste sur la nécessité d’aider ceux qui ont été isolés en raison de la vitesse à laquelle s’est propagée la catastrophe.
Un appel urgent
Les équipes de l’UNICEF fournissent de l’eau potable, des médicaments, des rations alimentaires, des kits d’hygiène à un million de personnes par jour. L’UNICEF soutient également des équipes médicales mobiles, des campagnes de vaccination et des activités d’assainissement dans les régions affectées. Mais tous ces efforts semblent dérisoires comparés à l’ampleur du désastre.
« L’UNICEF a besoin du soutien des autres », dit Daniel Toole en lançant un appel aux donateurs et à la communauté internationale afin qu’ils contribuent au financement de l’aide. « Nous avons une urgence qui concerne près de 20 millions de personnes peut-être », continue Daniel Toole. « Il y a très longtemps que nous n’avons plus été confrontés à une crise d’une telle étendue. Notre organisation a débloqué 7 millions de dollars de ses réserves internes afin d’approvisionner en eau potable les personnes déplacées qui vivent dans des camps. Maintenant, il nous faut des fonds de toute urgence si nous voulons éviter le pire. »
L’UNICEF a lancé un appel de 47 millions de dollars pour parer aux besoins les plus pressants des trois mois à venir. Mais jusqu’à présent l’UNICEF n’a reçu qu’une petite fraction de cette somme.
Submitted by admin on ven, 2011-10-14 13:15





