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L’UNICEF mobilise toutes ses forces contre l’épidémie de choléra en Haïti

Mardi, 16 novembre 2010

10 Novembre 2010, région de l'Artibonite. Deux fillettes souffrant de cholera sont soignées dans un hôpital du quartier pauvre de Raboto dans la ville de Gonaïves. La grande ouverture dans les lits sous laquelle on peut apercevoir des bassins, sert aux patients qui sont trop faibles pour aller aux toilettes.© UNICEF/NYHQ2010-2439/Marco Dormino

Mardi 16 novembre 2010

À ce jour, les autorités haïtiennes ont recensé 14 642 cas de choléra, qui ont causé la mort de 917 personnes. 7 départements sur 10 sont touchés. Comme la population compte près de la moitié de moins de 18 ans, beaucoup d'enfants sont atteints. « Notre plus grande crainte est de voir l’épidémie se répandre dans tout le pays, » exprime Françoise Gruloos-Ackermans, représentante de l’UNICEF en Haïti. Dans la capitale Port-au-Prince, l’UNICEF et ses partenaires doublent leurs efforts pour tenter de contrôler l’épidémie. L'organisation intensifie ainsi ses distributions de savons et de désinfectants.

L’UNICEF veut pouvoir intervenir dans le plus grand nombre de localités possible et accorde sa priorité aux enfants des zones reculées et des bidonvilles surpeuplés de Port-au-Prince.

Il a déjà distribué des millions de tablettes de purification de l’eau, des milliers de savonnettes et du chlore en quantité tant dans la capitale qu’en province. Il fournit les hôpitaux en désinfectants et y installe des latrines. Avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et d’autres organisations, l’UNICEF a installé des centres de soins tant en ville que dans les campagnes, tandis que des messages radiophoniques et des affiches diffusent les messages de prévention et d’hygiène.

Un effort particulier est porté sur les écoles. 5 000 d’entre elles ont reçu du savon, de l’eau potable et des leçons sur les manières d’éviter le choléra. Les toilettes y sont améliorées et entretenues. L’UNICEF forme également des enseignants afin que la prévention du choléra puisse être rapidement enseignée dans 22 000 écoles.

Françoise Gruloos insiste sur la fragilité du pays : « Tout s’est accumulé, explique-t-elle, le tremblement de terre de janvier, les conséquences du passage de l’ouragan Thomas le 5 novembre, les inondations qui menacent plusieurs départements et les grands mouvements de populations augmentent les risques d’infection et fragilisent toutes les mesures que nous avons déjà prises pour contrôler l’épidémie. Nous devons absolument nous préparer au pire et continuer à positionner des stocks de matériel dans les zones à risque, soutenir les centres de santé et distribuer des sels de réhydratation et de l’eau potable. La population doit aussi être informée de la manière de réagir en cas de problème ».