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L’UNICEF vient en aide aux réfugiés d’origine ouzbèke qui fuient la violence au Kirghystan

Mardi, 15 juin 2010
L’UNICEF vient en aide aux réfugiés d’origine ouzbèke qui fuient la violence au Kirghystan

Pour Jean-Michel Delmotte, Représentant de l’UNICEF en Ouzbékistan, l’arrivée des réfugiés kirghyzes d’origine ouzbèke, surtout des femmes et des enfants, demeure chaotique.

Malgré les appels de l’UNICEF et d’autres organisations internationales, le gouvernement ouzbek a fermé sa frontière, prétextant qu’il ne pouvait pas faire face à l’afflux de réfugiés.

L’UNICEF a envoyé plusieurs camions de secours à la frontière, transportant de la nourriture, de l’eau et des équipements médicaux et sanitaires. D’autres convois sont en préparation.

« La décision de fermer la frontière m’inquiète », a déclaré JM Delmotte à son retour du poste frontière situé à 4 km de la ville de Osh, au Kirghystan. « J’y ai vu une clôture de barbelés, et une brèche dans cette clôture, par où les réfugiés tentaient de pénétrer en Ouzbékistan. 95 % d’entre eux étaient des femmes et des enfants. Ils subissaient une énorme pression et tout le monde se pressait. »

Des enfants, des femmes, des vieillards

Plus de 75.000 personnes ont fui le Kirghystan depuis que les violences ont éclaté la semaine dernière. Plus d’une centaine de personnes ont été tuées et 1.400 auraient été blessées. La violence vise la minorité ouzbèke. Leurs maisons sont incendiées, les magasins pillés et les corps jonchent le sol.

Des camps ont été installés pour accueillir ceux qui ont fui sans nourriture en n’emportant que peu de biens en dehors des vêtements qu’ils portent. Jean-Michel Delmotte a vu plusieurs milliers de réfugiés à la frontière, dont une quarantaine blessés par balle. Ce sont les femmes, les enfants et les vieillards qui sont partis. Les hommes ont préféré rester pour défendre leurs biens.

Aide d’urgence

Le problème à régler avant tout est le manque d’eau potable et d’assainissement. « Ce que nous avons apporté ne suffira pas. Il faudra beaucoup plus », poursuit Delmotte. Certains médias font état de premiers cas de maladies liées à l’eau. L’UNICEF envoie 900 paquets de tablettes de purification de l’eau et 1.800 réservoirs tout en menant une évaluation des conditions sanitaires de la population réfugiée.

Six autres camions quitteront Tashkent ce soir, emportant 2.200 couvertures, 500 kits de cuisine, 76 tentes et des trousses d’urgence contenant des bandages, du savon, des articles d’hygiène personnelle etc.

Contact

Benoît Melebeck
Coordinateur de l’Information
UNICEF Belgique
02/230.59.70
e-mail
www.unicef.be