La mousson provoque de nouvelles inondations au Pakistan.

Islamabad. 11 septembre 2011. Près de 2,5 millions d’enfants ont été touchés par les sévères inondations qui se sont produites dans le sud du Pakistan suite à la mousson. L’UNICEF demande une aide accrue pour ces enfants qui émergent à peine de la catastrophe de 2010 avant que la situation n’empire. Des pluies et inondations très importantes affectent pour le moment 5 millions de Pakistanais dans la partie sud du pays, selon le gouvernement. La province de Sindh est la plus touchée.
Rien qu’à Sindh, on estime que plusieurs centaines de milliers de familles ont été touchées dans 22 des 23 districts provinciaux. Près d’un million d’habitations ont été détruites ou endommagées, les populations devenues des sans abri errent ou se retrouvent coincées le long des routes. 200.000 personnes ont pu trouver refuge dans les 1.400 camps d’accueil. Il s’agit principalement d’écoles, de bâtiments et de campements improvisés.
Les familles et les enfants étaient en pleine phase de reconstruction suite aux effets des inondations de 2010 qui avaient eu pour effet d’augmenter les taux de malnutrition chronique, de détériorer les conditions d’hygiène, de faire baisser le taux de fréquentation scolaire (surtout des filles) et d’accentuer les problèmes relatifs à la protection des enfants. Les nouvelles inondations ont interrompu le processus de reconstruction.
« Les enfants sont les personnes les plus vulnérables dans les situations d’urgence. Beaucoup d’entre eux font face à une deuxième urgence majeure en l’espace d’un an seulement. Leur résistance était déjà faible et ils présentaient une plus grande vulnérabilité que la normale », explique Dan Rohrmann, représentant de l’UNICEF au Pakistan.
« Nous assistons à de vastes scènes de désolation dans toute la province de Sindh. Nous devons nous concentrer sur l’accès aux soins de santé, à la nutrition et à l’eau potable tout en insistant sur la protection. Au début d’une urgence comme celle-ci, il est essentiel pour les enfants de bénéficier d’interventions vitales et de retrouver au plus vite un sentiment de normalité », poursuit D. Rorhmann.
« En dehors de l’exode qu’elles provoquent, les inondations contaminent aussi les puits et de nombreuses sources d’eau potable. Elles ont donc une influence directe sur l’assainissement et l’hygiène et contribuent à véhiculer des maladies et affections d’origine hydrique comme la diarrhée, par exemple. La priorité est donc de garantir un accès à des points d’eau potable, à faire circuler les bons messages au niveau de l’hygiène et à mettre en place des services qui vont prévenir les épidémies ».
L’UNICEF travaille en étroite collaboration avec les Centres National et Provincial de Coordination des Crises et avec d’autres agences des Nations Unies afin d’évaluer au plus vite les besoins des communautés. La réponse humanitaire initiée par le Gouvernement sera conjointement coordonnée et mise en œuvre par les agences onusiennes, les autorités pakistanaises, les autorités provinciales et les organisations de la société civile.
« Nous allons tout mettre en œuvre pour que les enfants vulnérables aient accès à l’aide nécessaire pendant et après cette catastrophe, conformément aux engagements principaux pour les enfants dans l’action humanitaire. Il est crucial que nous prenions toutes les mesures pour sauver les vies des enfants, réduire leur souffrance et protéger leurs droits », conclut Dan Rohrmann
Submitted by NilsD on lun, 2011-09-12 13:06





