La situation de la rentrée des classes en Haïti

Le 15 septembre 2010, Françoise Gruloos-Ackermans, belge et représentante de l'UNICEF en Haïti, était l'invitée de l'émission radio Face à l'Info (La première, RTBF). Elle faisait, avec les autres invités, le point sur la situation des enfants, 9 mois après le séisme du 12 janvier.
"Dans la première urgence, l’UNICEF avait promis d’installer 120 écoles sous tentes et nous l’avons fait", explique Françoise Gruloos-Ackermans. "Pour le moment, nous préparons la rentrée des classes du 4 octobre, on voit un peu partout énormément d’écoles semi-temporaires en construction. 100 écoles de ce type seront finies d''ici la rentrée, et il y en aura encore 100 autres d'ici la fin de l'année."
Le défi est grand, il faut remettre les enfants à l'école mais aussi y mettre ceux qui n'y allaient pas avant le tremblement de terre. Seul un enfant sur deux allait à l’école avant. L'UNICEF, le Ministère de l'Éducation et les partenaires parlent d'une grande campagne de "Go to school" et non pas de "Back to school". Enthousiaste et optimiste, Françoise poursuit : "Nous sommes persuadés que cette rentrée sera un moment très fort, où il y aura beaucoup d'enfants qui iront à l'école, beaucoup plus qu'avant ! Nous sommes en train maintenant de passer à la phase suivante : la construction des écoles permanentes, pas seulement dans les zones affectées mais dans tout le pays, dans les zones rurales aussi pour mettre tous les enfants à l’école. Mettre tous les enfants à l'école, c'est penser à l'avenir de Haïti."
Après une telle catastrophe et les secousses secondaires qui ont perduré, les enfants sont traumatisés. "Les enfants n’ont pas oublié ; on n’oublie jamais, tout le monde a perdu un proche, et les débris et les maisons écrasées encore visibles vous le rappellent sans cesse. (…) L’UNICEF et les partenaires font de grands efforts pour la formation des maîtres et des professeurs à l’appui psycho-social. Ils doivent être préparés à se retrouver devant des classes d’enfants plus ou moins affectés."
Françoise conclut : "La Belgique a joué un grand rôle, j'ai été très impressionnée du soutien qu’UNICEF Haïti a reçu de mon pays. (…) Aujourd’hui, il faut continuer à mettre Haïti à l’actualité, pas seulement quand il y a des crises, un ouragan ou une crise politique, mais parler aussi des choses qui marchent !"
Submitted by admin on ven, 2011-10-14 13:16





