La Somalie : l’endroit avec le plus haut taux de mortalité infantile au monde
NAIROBI, Kenya, le 16 septembre 2011 – Dévasté par un conflit chronique et des sécheresses à répétition depuis des décennies, la Somalie est maintenant le pays détenant le plus haut taux de mortalité pour les enfants de moins de cinq ans. Ces données sont les dernières fournies par le Groupe Inter-agences des Nations Unies pour l’Estimation de la Mortalité Infantile.
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| L’année dernière, moins d’un tiers des enfants d’un an étaient immunisés contre des maladies mortelles pour lesquelles il existe un vaccin, plus de 70% de la population manquait d’un accès à l’eau potable et seulement 3 enfants sur 10 en âge d’aller à l’école primaire y étaient inscrits. © UNICEF/NYHQ2011-1189/Holt; |
Le rapport « Niveaux et Tendances de la Mortalité Infantile » déclare que les décès évitables de jeunes enfants ont diminué de 35 % dans le monde depuis 1990. Les conclusions montrent aussi que ce déclin s’accélère de manière mondiale. Le taux somalien de mortalité infantile en 2010 était de 180 décès pour 1000 naissances. Ce taux est le plus élevé au monde.
« Avant la crise actuelle, un enfant sur six mourait avant son cinquième anniversaire. Maintenant, nous nous attendons à ce que ce chiffre soit encore plus élevé, » affirme Rozanne Chorlton, la Représentante de l’UNICEF en Somalie. « Il est certain que la Somalie est l’un des endroits les plus difficiles au monde pour survivre et grandir en tant qu’enfant. »
Six zones dans le Sud de la Somalie ont été déclarées zones de famine par les Nations Unies. Dans le centre et le Sud du pays, 750.000 personnes sont en danger de mort et 1,5 million d’enfants ont besoin d’une aide d’urgence. Ces chiffres incluent 336.000 enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition sévère.
Le plus haut taux de malnutrition sévère se situe dans la région de Bay, avec 58 %. Cela représente presque quatre fois le seuil d’urgence de 15 % fixé par l’Organisation Mondiale de la Santé. Avec l’arrivée des pluies prévues dans les prochains mois et les risques d’épidémies, telles que la malaria et la pneumonie, la mortalité risque d’augmenter encore plus. La prévalence élevée de malnutrition sévère augmente le risque pour un enfant d’attraper des infections qui peuvent mener à la mort. Pendant le mois d’août, le sud et le centre de la Somalie ont déjà vécu une augmentation dramatique du nombre de cas recensés de rougeoles (1903 cas), de pneumonies (plus de 9500 cas) et de diarrhées sévères (7109 cas). Avec l’arrivée des pluies en octobre, il faut s’attendre à ce que ces chiffres, y compris ceux de la malaria, augmentent de manière spectaculaire.
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| Le taux somalien de mortalité infantile en 2010 était de 180 décès pour 1000 naissances. Ce taux est le plus élevé au monde. © UNICEF/NYHQ2011-1206/Modola; |
Bien avant l’arrivée de la récente famine, la survie des enfants somaliens constituait déjà un défi quotidien. L’année dernière, moins d’un tiers des enfants d’un an étaient immunisés contre des maladies mortelles pour lesquelles il existe un vaccin, plus de 70% de la population manquait d’un accès à l’eau potable et seulement 3 enfants sur 10 en âge d’aller à l’école primaire y étaient inscrits. À cause de la situation d’urgence actuelle, l’UNICEF a intensifié ses interventions dans le domaine de la nutrition, de la santé et de l’éducation. Mais les enfants somaliens ont encore et toujours besoin d’un soutien mondial si l’on veut satisfaire leurs besoins les plus urgents.
« Pour s’assurer de la survie des enfants, nous devons investir dans le futur de la Somalie afin de garantir que des évènements tels que la crise actuelle ne recommenceront plus jamais. Un investissement d’une telle ampleur commence avec les enfants, car ils sont toujours les premiers à souffrir lors de périodes de famines et de privations, » ajoute Madame Chorlton.
Submitted by admin on ven, 2011-10-14 13:15







