Le 12 février, Red Hand Day : non à l'utilisation d'enfants soldats

Chaque année, le 12 février est le “Red Hand Day”. Pendant cette journée, l’attention du public est attirée sur la situation des plus de 250.000 enfants soldats qui sont toujours envoyés au combat un peu partout dans le monde.
Un NON symbolique à l'utilisation d'enfants soldats
Pour dire "Non à l’utilisation d'enfants soldats", plus de 800 jeunes se sont mobilisés ce vendredi 12 février à Louvain-la-Neuve. Ils ont symboliquement déposé leurs jouets en forme d’armes pour qu’ils soient écrasés par un rouleau compresseur. La Coalition belge contre l’utilisation des enfants soldats a participé a cet événement.
Le Ministre de la Coopération au développement, Charles Michel, était présent, et a déclaré : "La Belgique va continuer à augmenter ses investissements : 5 millions d’euros vont être dégagés dans les deux prochaines années pour soutenir les associations dans leurs efforts pour lutter contre l'utilisation d'enfants soldats."
La problématique des enfants soldats
Ces dernières années, la problématique des enfants soldats a fait l’objet d’une attention particulière tant au niveau national qu’international. Des organisations ont mis en lumière le sort des enfants soldats en dénonçant les pratiques des milices et des autorités qui recrutent des enfants. Il faut souligner aussi la ratification de traités et la mise en œuvre d’instruments qui permettent de mieux documenter l’utilisation illégale d’enfants soldats et d’endiguer l’impunité face à ce phénomène. En parallèle, l’expertise a été développée sur le terrain pour le désarmement, la démobilisation et la réintégration des enfants soldats. Mais c’est justement cette expertise qui démontre qu’il y a encore énormément de travail à fournir.
En Belgique, la Coalition belge contre l’utilisation d’enfants soldats a demandé aux décideurs politiques de démontrer plus qu’une simple attention portée à cette problématique. Ils sont appelés à développer une approche intégrée dont bénéficieraient l’ensemble des jeunes affectés par les conflits armés.
Les processus de réintégration qui visent exclusivement les ex-enfants soldats, c’est-à-dire les jeunes qui ont pris part activement aux conflits armés (de quelque façon que ce soit) négligent le fait que pendant un conflit, les chances et les possibilités de tous le jeunes sont hypothéquées et qu’ils sont tous touchés par le conflit. C’est ainsi qu’augmentent les risques de frustration des autres jeunes. Ils considèrent que l’aide exclusive aux ex-enfants soldats est une “prime de guerre” pour les méfaits que ces derniers ont commis, alors que pour les jeunes qui n’ont pas pris les armes mais qui ont pourtant été touchés par le conflit, il n’y a pas de place dans les programmes de réintégration. Cela peut placer une lourde hypothèque sur la société post-conflit. La Coalition belge contre l’utilisation d’enfants soldats plaide donc pour une approche intégrée des programmes de réintégration dans laquelle le focus exclusif sur les enfants-soldats est élargi à tous les jeunes touchés par les conflits.
Coalition belge contre l’utilisation d’enfants soldats
Secrétariat : Italiëlei 98 A, 2000 Anvers
Personne de contact de la Coalition: Stijn Van Bever, tél. 0485/62.65.88
Pour plus d’informations :
www.enfant-soldat.be
www.rrwac.be
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