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Le sud du Pakistan affronte de nouvelles inondations

Date de publication: 14/10/2011
Dernière modification: 14/10/2011

Les pluies qui se sont abattues sur le sud du Pakistan affectent près de 5.400.000 personnes dont la moitié sont des enfants. La province de Sindh est la région la plus touchée. Les eaux ont dévasté 22 de ses 23 districts, soit une surface totale de 18.000 km2. Elles ont détruit près deux millions d’habitations, contaminé les puits, décimé les troupeaux et réduit à néant la prochaine récolte. 

Contraintes de fuir, de nombreuses personnes ont trouvé refuge dans les provinces voisines de Thatta et de Hyderaba. Par ailleurs, quelque 730.000 sinistrés ont investi les 2.150 camps improvisés sur place, dans des écoles ou des bâtiments publics. Installés à la va-vite dans les couloirs ou les salles de cours, la majorité d’entre eux sont des femmes accompagnées de leur progéniture ou des enfants séparés de leurs proches dans la confusion de la fuite.

Dans ces campements de fortune, les conditions de vie sont extrêmement précaires. La promiscuité et l’accès limité à de l’eau potable accroissent le risque d’épidémie. S’il pèse sur tous les sinistrés, ce danger menace surtout les plus jeunes d’entre eux. Dan Rohrmann, représentant de l’UNICEF au Pakistan en a bien conscience « En situation d’urgence, les enfants sont toujours les plus vulnérables. »

Pour leur venir en aide dans les 6 mois à venir, l’UNICEF doit mobiliser d’importants moyens financiers évalués à 357.6 millions de dollars. Sur le terrain, il travaille conjointement avec les autorités nationales et provinciales pakistanaises, dont il renforce les capacités d’action, les organisations locales et d’autres agences des Nations unies.

Comme il y a un an, lors des terribles inondations de l’été 2010, l’aide fournie se déploie dans 5 domaines : l’accès à la nutrition, à l’eau potable, aux soins de santé, à l’éducation et à la protection contre toutes formes d’exploitation et de violence.

Aujourd’hui, l’UNICEF souhaite agir rapidement car beaucoup d’enfants - déjà affaiblis par la catastrophe de l’été passé – ne pourront pas affronter seuls, ce nouveau fléau. Nombre d’entre eux souffrent déjà de malnutrition. S’ils ne sont pas rapidement pris en charge, ils risquent de contracter la rougeole ou le choléra. Des maladies qui porteront - sans soute - atteinte à leur développement physique et cognitif, si elles ne les tuent pas.

Un an après les inondations de l'été 2010, pouvait-on prévoir et anticiper les effets de ce nouveau déluge? Certes, la mousson - qui arrose chaque année le Pakistan de juillet à septembre – ne constitue pas un phénomène exceptionnel, mais au fil du temps, les pluies ont gagné en intensité, en raison des changements climatiques à l’œuvre dans cette région du monde. Or, les pays en voie de développement – comme le Pakistan - restent particulièrement vulnérables aux catastrophes naturelles, qu’elles se déclinent sous la forme de séismes, de crues ou d’inondations. Mal équipés, dotés d’une offre limitée en services de base, ils peinent toujours à protéger leur population lorsque la nature se déchaîne. Dans ces moments-là, les interventions d’urgence restent indispensables.