Les centres d’alimentation atténuent les cas de malnutrition au Djibouti
Dans le centre thérapeutique d’alimentation de Balbala, à la périphérie de la capitale de Djibouti, Abdelfattah, 20 mois, avale une grosse cuillerée de pâte de sorgho que sa mère lui donne lentement. Abdelfattah semble être en pleine santé. Mais il y a un mois et demi, sa mère ne pensait pas qu’il survivrait.
Des centres qui sauvent la vie
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| Une mère assise avec son enfant dans le centre thérapeutique d’alimentation de Balbala, à la périphérie de la capitale de Djibouti. © UNICEF Djibouti/2011/Mekki |
Abdelfattah a été envoyé au centre d’alimentation, soutenu par l’UNICEF, quand on lui diagnostiqua un état de malnutrition grave. Depuis six semaines, sa mère Asha, une réfugiée somalienne qui vit à Djibouti depuis quatre ans, l’emmène tous les jours au centre afin de le nourrir avec un mélange fortifié au blé et de soja, un supplément nutritionnel spécialement conçu pour les enfants atteints de malnutrition.
Le centre reçoit d’habitude 30 enfants par mois ; mais durant le mois de juillet, en raison de l’énorme afflux de réfugiés fuyant la sécheresse, 150 enfants ont reçu un traitement nutritionnel.
Un besoin urgent d’aide
Plus de deux millions d’enfants dans la Corne de l’Afrique sont fortement sous-alimentés. Au Djibouti, un pays de moins de 865 000 habitants, la malnutrition est chronique, mais a atteint un niveau particulièrement élevé cette année.
Les réfugiés venant de Somalie sont les plus touchés. Au camp de réfugiés de Ali Addeh, près de 17.000 personnes ont cherché refuge parce qu’elles fuyaient la violence et la sécheresse touchant leur pays. Environ 20 % de la population du camp sont des enfants de moins de cinq ans.
Le retour de Mohammed dans son pays n’est pas pour tout de suite
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| Mohamed Dhaher Hussein, 8 ans, est un réfugié somalien vivant dans le camps de réfugiés de Ali Addeh au Djibouti depuis trois ans. © UNICEF Djibouti/2011/Mekki |
Mohamed Dhaher Hussein, 8 ans, vit dans le camp depuis trois ans avec ses parents et ses sept frères et sœurs. Il va à l’école du camp. « Quand je serai plus grand, je veux être professeur », dit-il. « Je veux retourner en Somalie. »
Mais pour les milliers de Somaliens à Djibouti et ailleurs, le retour à la maison n’est pas pour tout de suite. Les conflits, la sécheresse et maintenant la famine poussent de plus en plus de Somaliens loin de leurs maisons. Au camp de Ali Addeh, leur nombre ne cesse d’augmenter.
L’UNICEF fournit de l’aide
L’UNICEF supporte les interventions humanitaires dans le camp, en augmentant l’approvisionnement en eau et en fournissant une alimentation thérapeutique prête à l’emploi pour les enfants souffrant de grave malnutrition.
Submitted by admin on ven, 2011-10-14 13:15







