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Malgré les événements actuels, 800.000 enfants sont retournés à l’école

Vendredi, 1 avril 2011

La crise politique qui sévit en Côte d’Ivoire depuis les élections présidentielles de novembre 2010 a maintenant des conséquences désastreuses sur la population. La violence qui provient des affrontements entre les partisans du Président Gbagbo et de son rival Ouattara a provoqué le déplacement de quelque 600.000 personnes.

En raison de l’insécurité croissante et du manque de fonds, de nombreux enfants et de femmes risquent d’être les victimes du chaos qui règne actuellement en Côte d’Ivoire. Plusieurs témoignages font état de graves atteintes aux droits de l’enfant. Ces derniers sont en effet victimes de la traite d’êtres humains, sont recrutés comme soldats et commencent à souffrir de malnutrition suite aux pénuries de nourriture et d’eau potable.

Man, Côte d'Ivoire : un enseignant formé par l'UNICEF donne cours à des enfants dans un local improvisé en classe au sein d'un ancien complexe de vacances.© UNICEF/NYHQ2011-0248/Asselin

La bonne nouvelle dans ce panorama de désolation, c’est la réouverture des écoles. 800.000 enfants peuvent à nouveau suivre les cours et jouissent ainsi d’une relative sécurité durant la journée.

Outre l’éducation, l’UNICEF travaille encore dans deux domaines importants.

Le Fonds pour l’Enfance met tout en œuvre pour approvisionner en eau potable 1,5 million de personnes ainsi que les Ivoiriens qui vivent dans les 26 camps à Abidjan. Cette action est essentielle pour prévenir des maladies infectieuses.

L’UNICEF s’efforce également de fournir des médicaments de base et du matériel médical dans 206 centres de santé afin que 300.000 femmes et enfants puissent bénéficier de soins au cas où on assisterait à un effondrement du système de santé. Des maladies telles que la rougeole, la fièvre jaune, le choléra et la méningite refont leur apparition dans certaines régions alors que les services de santé ne fonctionnent qu’à 50 % de leurs capacités. Des coupures régulières d’électricité privent également les habitants d’eau potable dans les villes et les villages. Le risque d’épidémies reste donc très élevé. Ces dernières semaines, l’UNICEF a veillé à ce que 1,7 million d’enfants de 6 mois à 5 ans soient vaccinés contre la rougeole. Environ 50.000 enfants doivent encore être traités contre la malnutrition. Là où c’est possible, les enfants malnutris reçoivent des aliments thérapeutiques tels que du Plumpy’Nut®. A ce jour, seul un tiers des 36 millions dont l’UNICEF a besoin ont été financés.