Sommet sur les Objectifs du Millénaire - 20-22 septembre 2010

La lutte contre la pauvreté doit se faire pour les enfants et avec eux.
Les Objectifs du Millénaire en tiennent-ils suffisamment compte ?
Les dirigeants des états et gouvernements se réunissent du 20 au 22 septembre 2010 à New York pour examiner dans quelle mesure les Objectifs du Millénaire relatifs à la lutte contre la pauvreté pourront être atteints. Ces objectifs avaient été fixés en 2000 lors du Sommet du Millénaire. Tous les gouvernements avaient fait la promesse de les réaliser ensemble d’ici l’année 2015.
L’UNICEF se saisit de l’opportunité du nouveau sommet des chefs d’état pour rappeler que les enfants et les jeunes de moins de 18 ans représentent plus d’un tiers de la population des pays en voie de développement. Une lutte efficace contre la pauvreté, prévue dans les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), est impossible à mener sans tenir compte des droits et besoins des plus jeunes.
Au cours du sommet – auquel participent des représentants en provenance de 192 états – on examinera les avancées dans la réalisation des objectifs, mais on déterminera également ce qui reste à faire pendant les 5 prochaines années pour les atteindre, fût-ce partiellement.
Le monde dispose des moyens et du savoir pour réaliser les Objectifs du Millénaire, mais le défi consiste à définir un plan d’action commun pour y parvenir.
Il y a quelques semaines, Tony Lake, directeur de l’UNICEF, soulignait encore l’importance des défis. Une étude récente indique que les différences entre les pays riches et les pays pauvres ne font que s’accroître et que les inégalités au sein même des pays en développement sont gigantesques.
Dans des pays tels que l’Afghanistan et le Congo, par exemple, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans n’a baissé que de moins d’un pour cent entre 1990 et 2008, alors que ce chiffre a diminué de 30% à l’échelon mondial. Au Nigéria, les femmes ont 1 chance sur 7 de décéder des suites d’une grossesse. Dans les pays les plus riches, ce chiffre est de un sur 8.000.
Les enfants qui font partie des 20% des plus pauvres dans les pays en développement ont de deux à trois fois plus de risques de souffrir d’insuffisance pondérale ou de problèmes de croissance et de deux à trois fois moins de chance d’aller à l’école que les enfants qui appartiennent aux 20% des enfants les plus riches de ces pays.
Dans certaines régions, ces inégalités ne font que s’accroître, en particulier pour les filles, les enfants autochtones et les enfants de minorités ethniques.
« Ces faits sont alarmants et il faut immédiatement passer à l’action. Si nous n’accordons l’aide relative aux Objectifs du Millénaire que dans les régions et les personnes faciles à atteindre, nous n’enregistrerons qu’un succès purement statistique, tout en masquant cependant une faute d’ordre moral. Car ce seront ceux qui ont le plus besoin de notre aide, qui rateront le coche. Notre attention doit aller en priorité aux enfants oubliés », affirme Tony Lake, directeur de L’UNICEF.
L’UNICEF plaide pour que tous les efforts et investissements d’aide au développement aillent en premier lieu vers les enfants et communautés les plus défavorisés. C’est de cette manière que la communauté mondiale pourra sauver des vies et combattre l’inégalité croissante entre les foyers les plus pauvres et les foyers les plus riches, partout dans le monde.
Pour l’UNICEF, une approche respectant les droits de l’enfant est fondamentale. Pour aboutir à un développement durable, il ne suffit pas de répondre aux besoins primaires des enfants. Il faut aussi tenir compte d’un nombre plus important de droits et de demandes des enfants, comme la protection contre la violence et l’exploitation, ou la promotion du droit à l’expression.
En Belgique, l’UNICEF plaide depuis longtemps pour un plus grand respect des droits de l’enfant dans le but de réaliser les Objectifs du Millénaire et de construire un monde digne des enfants. En 2005, le Parlement belge a approuvé une modification de la loi grâce à laquelle toute initiative relative à l’aide au développement implique que l’on tienne compte de l’impact sur le respect des droits de l’enfant. UNICEF Belgique, tout comme d’autres organisations pour les droits de l’enfant, veille à une application effective de cette loi dans les faits.
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Submitted by svuylsteke on mar, 2010-09-21 12:07





