Un cas de choléra confirmé dans la capitale haïtienne

Situation au 10 novembre 2010
Le Ministère de la Santé haïtien estime maintenant à 583 le nombre de personnes décédées du choléra et à 9123 le nombre de patients hospitalisés. L’Artibonite, au Nord de la capitale, est toujours le département le plus touché. Néanmoins, un nombre croissant de cas sont actuellement recensés dans d’autres communautés, dont un dans la capitale surpeuplée de Port-au-Prince. Cette nouvelle préoccupe l’UNICEF et nous a conduit à intensifier nos actions de prévention et de prise en charge des malades.
À Port-au-Prince : anticiper l’éventuelle extension de la crise
Dans la capitale, l’UNICEF et ses partenaires redoublent donc d’efforts pour éviter la propagation du choléra. À cette fin, l’UNICEF a répété les distributions de savons et de désinfectant. 1 098 000 tablettes de purification d’eau ont également été distribuées, dont 300 000 par l’UNICEF.
Depuis l’apparition des cas de choléra en Artibonite, des messages de sensibilisation aux mesures d’hygiène, indispensables pour permettre à la population de se protéger du choléra, sont diffusés à la radio, la télé et par sms. Ces actions ont été étendues aux centres de soins, aux écoles et aux « espaces amis des enfants ». En particulier, les écoles faisant toujours office d’hébergement ont fait l’objet d’efforts soutenus pour éviter la contamination dans ces espaces densément peuplés, ainsi que pour rendre toutes les écoles fonctionnelles le plus rapidement possible.
Enfin, l’UNICEF assiste le Ministère de la Santé dans la mise en place de centres de traitement du choléra dans la capitale. Les divers acteurs se montrent donc prêts à intervenir immédiatement pour empêcher toute propagation de la maladie.
La prévention doit continuer
Le passage, le 5 novembre, de l’ouragan Thomas, les inondations qui touchent à l’heure actuelle plusieurs provinces, et les mouvements de population accentuent les risques de contamination et affaiblissent les mesures prises jusqu’à présent pour contenir la maladie. Il est pourtant fondamental de se préparer au pire et de continuer à mettre en place des stocks de matériel, des centres de prise en charge, des distributions de tablettes de purification d’eau, de sels de réhydratation orale et de bidons mais également d’informer la population sur les comportements à adopter en cas de problème (nouvel ouragan, inondation ou autre catastrophe naturelle).
Submitted by admin on ven, 2011-10-14 13:15





