Enfants étrangers
Défense des droits de l'enfant
Les enfants qui ont fui en Belgique ne sont pas toujours accueillis à bras ouverts. Avec d’autres organisations, UNICEF Belgique s’efforce de donner des conditions de vie plus dignes à ces enfants.

Que fait UNICEF Belgique concernant les enfants étrangers qui arrivent en Belgique ?
UNICEF Belgique n’est pas une organisation de première ligne. Toutefois, depuis plusieurs années, UNICEF Belgique ne cesse de réclamer aux autorités concernées une attention permanente pour les enfants étrangers qui arrivent en Belgique, qu’ils soient demandeurs d’asile ou illégaux. En 2008, UNICEF Belgique a particulièrement tiré la sonnette d’alarme pour que ces enfants ne soient plus enfermés mais pour qu’ils bénéficient aussi d’une protection spéciale et ne soient plus renvoyés seuls dans leur pays d’origine. Bien avant la mise en place de la tutelle pour les enfants non-accompagnés (2004), UNICEF Belgique a travaillé directement avec plus de 150 d’entre eux (2002-2004) afin de connaître leurs difficultés et faire en sorte qu’ils soient mieux protégés.
Un rapport intitulé « Voilà ce que nous en pensons » contient leurs problèmes et leurs recommandations. Depuis 2008, UNICEF Belgique continue son combat pour que les autorités concernées trouvent une solution durable à la crise de l’accueil.
La détention des enfants
En 2008, UNICEF Belgique n’a pas hésité à dénoncer l’enfermement des enfants en centres fermés en participant à un Tribunal d’Opinion dans lequel l’État belge était mis en accusation pour la détention des familles en centres fermés. Lors de ce Tribunal, un jury d’experts internationaux et d’enfants s’est prononcé contre cette pratique profondément angoissante et déstabilisante pour les enfants et a enjoint la Belgique à mettre immédiatement fin à la détention des enfants étrangers en centres fermés.
Un accueil pour les enfants
Depuis 2008, UNICEF Belgique continue son combat pour que les autorités concernées trouvent une solution durable à la crise de l’accueil et fassent en sorte que les enfants et leurs familles puissent bénéficier d’un lieu d’hébergement permettant de faire face à leurs besoins fondamentaux et ne soient plus dans la rue. Ce problème, rendu plus visible en hiver, est une préoccupation constante d’UNICEF Belgique qui ne cesse de rappeler aux autorités compétentes que la place d’un enfant, quel que soit son statut, n’est pas dans la rue. Au-delà de trouver une place d’urgence en plein hiver, UNICEF Belgique tient à rappeler qu’il est primordial de trouver une solution sur le long terme qui permette également aux enfants d’être logés dignement, de pouvoir vivre en famille mais aussi d’avoir accès aux soins de santé et à l’éducation.
Que fait l'UNICEF ?
Concernant la détention des enfants étrangers :
Grâce au plaidoyer d’UNICEF Belgique, la situation des enfants étrangers demandeurs d’asile a beaucoup évolué :
- Depuis le 1er mai 2004, tous les enfants étrangers non accompagnés doivent se voir désigner un tuteur qui a pour mission primordiale de les assister et de les protéger.
- 2007 : fin du renvoi et de la détention des enfants étrangers non-accompagnés en centres fermés. Dans ce cadre, rappelons que la Belgique est condamnée par la Cour européenne des droits de l'Homme le 12 octobre 2006 dans l'affaire Tabitha (cette petite congolaise de cinq ans devenue célèbre après avoir été détenue pendant deux mois au centre 127 et renvoyée au Congo sans accompagnement et sans accueil à son arrivée).
- 2009 : fin de la détention des familles avec enfants en centres fermés et mise en place d’alternatives à l’enfermement.
- Depuis 2009, UNICEF Belgique coordonne, avec la Plate-Forme Mineurs en Exil et Vluchtenligenwerk Vlaanderen, une plate-forme d’ONG sur la détention des enfants en centres fermés regroupant plus de 15 organisations. Cette plate-forme se réunit tous les deux mois pour faire le point sur les familles qui bénéficient des alternatives à la détention et mener un travail de vigilance permanent. Car même si en théorie les enfants étrangers ne sont plus enfermés, la détention des enfants pourrait revenir avec la contruction d’un nouveau centre « adapté » aux familles en 2011.
UNICEF Belgique poursuit donc son rôle de vigilance et tente de sensibiliser les responsables politiques à l’importance de légiférer sur l’interdiction légale de la détention des enfants en centres fermés pour étrangers.
Concernant l’accueil des enfants :
La crise de l’accueil, qui a commencé en avril 2009, a entre-temps évolué en une crise « structurelle », avec un total de 10 000 non-désignations, c'est-à-dire 10 000 personnes (ce compris des enfants seuls et des familles avec enfants) n’ayant pas reçu de places d’hébergement.
- Depuis 2008 déjà, UNICEF Belgique se prononce publiquement pour que l’on trouve une solution durable pour les enfants étrangers qui sont à la rue. UNICEF Belgique n’a ainsi cessé de rappeler à de nombreuses reprises aux ministres concernés et par voie de presse qu’il est inadmissible que des enfants soient seuls dans la rue alors qu’ils devraient être accueillis dans des centres d’accueil pour enfants étrangers non-accompagnés et que des familles dorment à la gare du Nord en attendant que l’on résolve la crise de l’accueil !
- Depuis 2009, UNICEF Belgique participe également aux travaux de la Plate-Forme Mineurs en exil qui regroupe 25 organisations afin de sensibiliser l’opinion publique, les médias et le gouvernement sur la situation catastrophique de l’accueil des enfants étrangers, dont le droit à l’accueil est bafoué. Au-delà de l’urgence, les organisations membres de cette plate-forme dénoncent également des conséquences de l’absence d’hébergement sur tous les autres droits : vivre sans toit hypothèque le droit de manger, de vivre en famille, d’avoir accès aux soins de santé et à l’aide sociale ainsi que le droit d’aller à l’école pour les enfants.
- Depuis 2010, UNICEF Belgique s’est associée à une Permanence Orientation Accueil (ouverte tous les matins à la Chaussée d’Anvers) regroupant plusieurs organisations de terrain et travaille également avec des organsiations humanitaires en Belgique pour trouver une solution structurelle à cette urgence.






