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Le 1er décembre, Journée mondiale du sida

30 novembre 2010

This blog item belongs to the project Le VIH/sida et les enfants

Depuis 1988, le 1er décembre est la Journée mondiale du sida. Ce jour-là, des actions, des congrès et des événements sont organisés partout dans le monde pour sensibiliser au sujet du VIH/sida et appeler à la solidarité envers les malades.

 

Une priorité pour l’UNICEF

La lutte contre le VIH/sida est l’une des cinq priorités de l’UNICEF, car l’épidémie touche directement ou indirectement des millions d’enfants dans le monde : en 2009, 2,5 millions d’enfants de moins de 15 ans vivaient avec le VIH et 16,6 millions d’enfants (dont 14,9 millions en Afrique sub-saharienne) avaient perdu l’un de leurs parents ou les deux à cause du sida.

Sur le terrain, les actions de l’UNICEF dans la lutte contre le VIH/sida se font à 4 niveaux :

1. Prévenir la transmission du sida de la mère à l’enfant (durant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement) ;
2. Veiller à ce que tous les enfants malades aient accès à des médicaments ;
3. Protéger les enfants touchés par le VIH/sida (par exemple les orphelins du sida) ;
4. Prévenir et informer les jeunes.

 

Le rapport

À l’occasion de la Journée mondiale du sida, le rapport intitulé « Children and AIDS: Fifth Stocktaking Report, 2010 » est publié conjointement par l’UNICEF, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’ONUSIDA, le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et l’Agence des Nations Unies pour l’Éducation, la science et la Culture (UNESCO). Ce rapport présente des données sur les interventions qui protègent les femmes et les enfants contre le VIH et le sida et un ensemble de principes visant à accélérer les actions entreprises.

► Le rapport en format pdf (en anglais)
Un résumé du rapport (en anglais)

Le rapport enregistre des progrès significatifs dans l’accès au traitement pour éviter la transmission du virus de la mère à l'enfant. Dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire, 53% des femmes enceintes porteuses du VIH ont reçu un traitement antirétroviral pour éviter la transmission du virus à leur enfant. En 2005, elles n’étaient que 15%.

« Nous avons des preuves claires que la transmission de la mère à l’enfant peut être éradiquée, » dit le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS. « Mais pour atteindre ce but, nous devons en tout premier lieu assurer une meilleure prévention chez les femmes et les mères. »

Jane a 22 ans et vit au Kenya. Elle a appris qu'elle était séropositive quand elle était enceinte de son premier enfant. Cet enfant est aussi séropositif. Maintenant, elle est enceinte de son deuxième enfant et elle espère qu'avec l'aide de l'UNICEF, elle pourra le protéger contre le virus.© Gideon Mendel/2009/UNICEF UK

Le rapport montre également qu’il y a une forte corrélation entre la pauvreté, la santé maternelle et infantile et le VIH/sida. Alors que, globalement, les enfants ont énormément profité des progrès considérables dans le traitement et la prévention du sida, des millions de femmes et d’enfants continuent de passer entre les mailles du filet à cause d’inégalités dues à leur sexe, à leur statut économique, à l’endroit où ils vivent, à leur niveau d’éducation ou à leur statut social. Il faudra surmonter ces obstacles et atteindre les femmes et les enfants les plus marginalisés pour arriver à un accès universel aux connaissances, aux soins, à la protection et à la prévention de la transmission mère-enfant pour toutes les femmes et tous les enfants.

En troisième lieu, le rapport nous apprend qu’il existe de meilleures méthodes de diagnostic chez les enfants et plus de possibilités de traitement, mais que celles-ci ne sont pas encore suffisamment répandues. Seulement 28% des enfants ayant actuellement besoin d’un traitement antirétroviral en reçoivent effectivement un. Chez les adultes, le pourcentage est plus élevé : 37%.

Le diagnostic précoce chez les bébés est un autre point important sur lequel insiste le rapport. Selon les dernières estimations, plus de 1 000 bébés naissent chaque jour avec le virus HIV. La moitié d’entre eux n’atteindront  pas leur 2e anniversaire si la maladie n’est pas diagnostiquée et s’ils ne reçoivent pas le bon traitement. Le diagnostic précoce chez les bébés a fortement augmenté dans beaucoup de pays, mais reste inacceptablement bas dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire : 6%.

Le rapport plaide donc pour une nouvelle augmentation des investissements dans la prévention du VIH/sida et le traitement des femmes et des enfants, avec plus d’attention pour les femmes et les enfants les plus vulnérables.

 

La Princesse Mathilde et le VIH/sida

Mardi 19 octobre 2010, Comté du Bomi, Libéria. La Princesse Mathilde visite l'hôpital départemental du gouvernement libérian.© Olivier Polet

Son Altesse Royale la Princesse Mathilde, Présidente d’honneur d’UNICEF Belgique, porte aussi, depuis mai 2005, le titre de « Représentante Spéciale de l’UNICEF et de l’ONUSIDA pour les enfants et le sida ». Dans ce cadre, la Princesse a visité des programmes de prévention du VIH/sida en Tanzanie et au Mali et elle a eu plusieurs discussions sur la problématique avec des jeunes en Belgique. Récemment, la Princesse est allée au Libéria pour une mission de 3 jours pendant laquelle elle a visité des projets soutenus par l’UNICEF et l’ONUSIDA. Lors de son retour, elle a insisté sur l’importance d’accorder plus d’attention aux plus vulnérables, les enfants et les femmes :

« Pendant ma visite au Libéria en octobre, j’ai pu acquérir une meilleure compréhension de la terrible pandémie qu’est le VIH/sida et de ses effets destructeurs sur les femmes et les enfants.  Ce sont eux les plus vulnérables, et je suis plus convaincue que jamais que leurs voix doivent être entendues dans le cadre d’une approche globale de la prévention, des soins et du traitement du VIH/sida. Ils sont victimes de violences, orphelins du sida ; nous devons continuer à porter toute notre attention sur les situations très difficiles dans lesquelles ils vivent.

Mardi 19 octobre 2010, Comté du Bomi, Libéria. La Princesse Mathilde visite un village local avec comme point de mire les orphelins et les enfants vulnérables.© Olivier Polet

La féminisation du sida reste un grave problème. Les jeunes femmes sont tout particulièrement vulnérables. En même temps, les hommes et les garçons devraient être impliqués activement dans la lutte contre le VIH/sida ; ils font aussi partie de la solution.

Je dis souvent qu’un bon enseignement est d’une importance capitale. Les garçons et les filles devraient apprendre à se respecter mutuellement. À l’école, ils devraient acquérir les compétences nécessaires pour être en mesure de donner forme à leur avenir.

Je poursuivrai mes efforts de sensibilisation, je continuerai à apporter mon soutien et à donner une voix aux plus vulnérables. N’abandonnons jamais l’espoir d’un avenir meilleur pour les jeunes femmes et les enfants. La clé est de les écouter et d’agir au mieux de leurs intérêts.

Ils ne peuvent pas le faire tout seuls. Joignons-nous à eux. »


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