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12 février, Journée internationale des enfants soldats

En cette journée internationale des enfants soldats, notre attention va tout particulièrement à ces plus de 250 000 enfants dans le monde qui sont encore impliqués de manière directe ou indirecte dans des conflits armés.

Actuellement, de nombreux enfants participent à des combats à travers le monde. C’est particulièrement le cas dans les groupes armés non-étatiques comme l’Armée démocratique du Soudan ou Boko Haram au Nigeria. Selon les Nations-Unies, la problématique concerne 23 pays.

 Office of the Special Representative of the Secretary-General for the Children in armed conflict
Office of the Special Representative of the Secretary-General for the Children in armed conflict

Pour l’UNICEF, la problématique des enfants soldats constitue une priorité. Nous avons mis en place des programmes d’aide pour faciliter non seulement le retrait, mais aussi la démobilisation et la réinsertion des enfants soldats.

La RDC, un pays concerné par la problématique des enfants soldats

La République démocratique du Congo est particulièrement concernée par la problématique des enfants soldats. On estime qu’environ 30% des membres des groupes armés dans l’Est de la RDC sont des garçons ou des filles mineurs.

Pour sortir les enfants des forces armées et les aider à surmonter les traumatismes subis, l’UNICEF et ses partenaires locaux mènent des programmes de démobilisation et de réinsertion au sein de la société congolaise comme le montre l’exemple du jeune Bahati.

Bahati, apprenti charpentier

Cela ne fait que quelques mois que Bahati, 16 ans, a commencé l’apprentissage de la charpenterie et pourtant, il en maîtrise déjà la technique et sait qu’il peut en tirer profit :

« La charpenterie m’aide et peut aider ma famille. En plus, c’est quelque chose que je peux continuer à faire pendant mes études. Je voudrais reprendre mes études et devenir un ingénieur agronome. »

Pendant qu’il suit cette formation professionnelle, Bahati essaie aussi de se remettre du traumatisme causé par son implication dans le conflit. Il y a trois ans, il a arrêté ses études pour rejoindre un groupe armé dans la province du Nord-Kivu. Alors âgé de 13 ans, il avait pris cette décision sous la colère après que son village ait été attaqué par un groupe rebelle et que son père et ses frères et sœurs aient été tués.

« Je voulais me venger mais maintenant je regrette. Les enfants de mon âge ont continué à aller à l’école et ont grandi. J’ai beaucoup perdu. »

Bahati apprend la charpenterie dans un centre de transit géré par un de nos partenaires. Il est loin d’être un cas isolé en RDC. En juillet 2014, 120 garçons se trouvaient dans ce centre dans l’attente de retrouver leur famille. La protection et les soins provisoires apportés aux enfants sortis des forces ou groupes armés ont lieu au centre de transit et en milieu familial.

Les enfants y bénéficient entre autre d’un soutien psychosocial, d’examens médicaux, de loisirs et d’une éducation non formelle pour les aider à se réinsérer et à surmonter les violations dont ils ont été victimes.

De nombreuses violations

L’enrôlement des enfants dans des groupes armés est source de nombreuses violations dont la violence sexuelle, la privation et les traumatismes. Certains enfants sont messagers ou espions mais d’autres sont utilisés comme combattants, voire comme boucliers ou comme objets sexuels. Enfin, certains enfants sont kidnappés ou recrutés de force.

Avec un soutien important du gouvernement américain à travers l’USAID, l’UNICEF et ses partenaires tentent de répondre aux problèmes de violation et à l’impact social que représente l’enrôlement des enfants dans des groupes armés, ainsi qu’à leur retour à la vie communautaire.

Les jeunes comme Bahati ont perdu leur enfance. Bien qu’il reçoive une protection et des soins temporaires au centre de transit et qu’il ait l’espoir de reconstruire sa vie, le jeune homme sait que le groupe armé lui a volé ses rêves : « Je conseille aux enfants de ne jamais rejoindre l’armée. Tu te bats et tu peux mourir ; tu y perds ta famille, tu y perds ta vie, » conclut-il.

Depuis 1998, nos actions ont permis à plus de 100 000 enfants d’être libérés et réinsérés dans leurs communautés et ce dans plus de 15 pays affectés par la guerre. Aidez-nous à poursuivre notre combat en faveur de la protection de tous les enfants !

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