L'aide d'urgence

L’UNICEF est né, en 1946, au lendemain de la deuxième guerre mondiale, dans une énorme situation d'urgence comparable à celle de la Syrie aujourd'hui. Si l’UNICEF a acquis un statut permanent au sein des Nations Unies en 1953 afin de se consacrer davantage à des programmes de développement durable, l’organisation n’en a pas moins continué à travailler régulièrement dans des situations d’urgence. Tremblements de terre, inondations, sécheresse, changements climatiques, conflits armés, famines, depuis plus de 70 ans l’UNICEF intervient partout dans le monde afin de permettre aux enfants de dépasser les situations souvent terribles qu’ils ont vécues et de retrouver au plus vite une existence normale. Chaque année l'UNICEF doit faire face à plusieurs centaines d'urgences. Celles-ci représentent actuellement 36 % du budget de l’UNICEF.

Que fait l’UNICEF lorsqu’une situation d’urgence se présente ?

Comme nous sommes déjà présents sur place, nous collaborons dans un premier temps avec les autorités afin de définir un plan d’urgence. Il s’agit de prendre la mesure de la catastrophe, d’identifier les populations affectées et de définir les voies d’accès pour leur venir en aide au plus vite. Dans un souci de bonne coordination des opérations sur le terrain entre les diverses agences et ONGs, certaines organisations ont été désignées pour assurer la coordination générale de l’aide d’urgence dans des secteurs bien précis. C’est ainsi que dès qu’une situation d’urgence se présente, l’UNICEF devient automatiquement responsable pour toutes les questions relatives à l’approvisionnement en eau potable, à l’assainissement, à l’hygiène, la nutrition, la protection des enfants et l’éducation.

 

Grâce au matériel disponible sur le terrain ou via notre chaîne mondiale d’approvisionnement capable d’envoyer des fournitures vitales en 48 heures quasiment n’importe où dans le monde, l’UNICEF est en mesure d’assurer des services de base aux groupes les plus vulnérables : les enfants, les femmes enceintes ou allaitantes. Nous redonnons rapidement accès à de l’eau potable, à des installations sanitaires et à un minimum d’hygiène, par exemple. Nous vaccinons aussi les enfants pour prévenir les épidémies. Nous les protégeons contre les abus et la violence et enfin nous leur donnons, le plus rapidement possible (dans les 72 heures qui suivent une catastrophe), la possibilité de retourner à l’école, ce qui leur donnera le sentiment de retrouver une vie normale.

Une fois l’urgence stabilisée, commence alors une phase de reconstruction dans laquelle l’UNICEF est très présent. Notre objectif sera de travailler ou de reconstruire en mieux, c’est-à-dire d’appliquer ce que l’on appelle le principe « Building Back Better » (BBB). L’UNICEF et ses partenaires reconstruisent, par exemple, les infrastructures de base avec des matériaux plus solides, plus durables et plus écologiques que ne l’étaient ceux d’avant la catastrophe. On construira, par exemple, une école « amie des enfants » avec des éléments résistants aux cyclones et aux tremblements de terre mais aussi en respectant des principes essentiels quant à l’environnement, l’hygiène, la sécurité, l’apprentissage, etc.
Mais l’approche « BBB » s’applique également dans d’autres domaines que celui de la construction. Les recensements qui seront effectués dans des situations d’urgence, par exemple, permettront de dépister certains abus, tels des orphelinats qui ne satisferaient pas à des critère minimums de bien-être de l’enfance. C’est l’occasion alors de redéfinir certaines collaborations et de travailler selon des normes visant davantage la durabilité. L’inclusion dans la formation des professeurs primaires et des curriculums scolaires de la détection des traumatismes et de l’apprentissage des gestes qui sauvent (apprendre à nager dans cas d’inondations, comment s’abriter en cas de tempêtes ou tremblement de terre, savoir reconnaître des mines en cas de conflit, comprendre les modes de transmissions de certaines maladies, etc) sont une autre manière de mettre à profit une situation d’urgence pour améliorer et protéger la vie des enfants.

Après la catastrophe, l’UNICEF restera sur place et poursuivra son travail en fonction du programme élaboré. Il est important de préciser que l’UNICEF ne scinde pas complètement les notions d’urgence et de développement à long terme. Dans la mesure du possible, il va les faire cohabiter et leur permettre de se renforcer l’une l’autre. Ainsi, de nombreuses solutions proposées dans le cadre d’une solution d’urgence, contiennent déjà les bases d’un développement à plus long terme. En dehors de toute urgence, nous aidons également les populations et les gouvernements à résister ou à savoir se préparer à des catastrophes futures, développant chez eux ce que l’on appelle la capacité de résilience ainsi que des plans de préparation à l’urgence.

L’année dernière, nous avons répondu à 344 urgences d’ordre humanitaire – des conflits aux catastrophes naturelles – dans 108 pays.

Quatre avantages qui vont aider

 L’UNICEF possède quatre atouts majeurs pour faire face aux urgences. D’abord, son expérience depuis 1946. Le E (Emergency) de l’acronyme UNICEF montre à quel point les urgences font partie de l’ADN de l’organisation. Ensuite sa présence sur le terrain (dans 190 pays) : l’UNICEF est déjà sur place lorsqu’une urgence se produit. Cette présence lui permet d’avoir une bonne connaissance du terrain, du pays, de sa population et de sa culture. Et de s’être préparé avec du matériel et un plan d’action avant que l’urgence ne se produise. Grâce à notre centre logistique basé à Copenhague et à un pool de spécialistes identifiés et mobilisables en quelques heures, nous sommes aussi en mesure d’envoyer des secours dès les premières heures d’une catastrophe naturelle ou humaine dans tous les pays où nous sommes présents. Enfin, nous l’avons vu, les solutions proposées pour les urgences se nourrissent de l’aide au développement et inversement.

Un « catalogue » des urgences

Environ 535 millions. C’est le nombre d’enfants qui vivent dans des pays en situations d’urgence humanitaire à travers le monde soit un enfant sur quatre. Le rapport annuel Humanitarian Action for Children ou HAC (Action Humanitaire pour les Enfants) et le site qui lui est dédié constituent un état des lieux des situations humanitaires connues. Il comporte des appels de fonds pour chacune d’entre elles et est remis à jour chaque année.  

Les principales urgences en cours :

Ouragan Irma
Aidez les enfants victimes d’Irma
Crise des réfugiés
Urgence en Syrie
Aidez les enfants syriens

Faites un don pour les enfants en Haïti

Faites un don pour les enfants en détresse