Un environnement sain et sûr

Remplir un verre d’eau pour boire, faire bouillir l’eau pour les pâtes, prendre une douche, un bain, se laver les mains avec du savon, aller aux toilettes… Nous ne nous arrêtons plus sur ces gestes tout simples répétés des milliers de fois. Toutes ces choses sont évidentes pour nous, mais pas pour des centaines de millions de personnes dans le monde, qui n’ont pas accès à de l’eau potable, qui n’ont pas de toilettes ni de savon.

C’est pourquoi l’UNICEF est actif dans le domaine de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène. Nous utilisons l’acronyme WaSH (Water, Sanitation, Hygiene) pour parler de ce domaine.

« Water », l’accès à l’eau potable

Un des grands objectifs de l’UNICEF est que tous les enfants aient un accès amélioré à de l’eau potable. Ceci veut dire qu’il faut une source à moins d’un kilomètre et qu’elle donne au moins 20 litres d’eau par habitant et par jour.

Nous savons que le manque d’eau potable et les cycles de contamination qui en résultent sont responsables de nombreux problèmes de santé et de décès dans le monde. Sans oublier que les corvées d’eau sont longues et harassantes. Elles empêchent entre autres les jeunes filles d’aller à l’école et les femmes enceintes de se reposer.

« Sanitation », l’assainissement et l’accès à des installations sanitaires

2,4 milliards de personnes dans le monde n’ont pas accès à des installations sanitaires, que ce soit un raccordement à l’égout, un raccordement à une fosse septique, une latrine à chasse d’eau rudimentaire, une latrine à fosse simple ou encore une latrine à fosse améliorée et auto-ventilée.

Associée à la problématique de l’accès à l’eau potable, l’absence de toilettes pour plus d’un tiers de l’humanité constitue un énorme problème de santé publique à l’échelle mondiale.

De plus, le manque de sanitaires a des conséquences auxquelles on ne pense pas tout de suite : le coût indirect en soins de santé. Ou les jeunes filles qui quittent l’école à la puberté, tout simplement parce que leurs parents ne souhaitent pas qu’elles se rendent dans des écoles sans toilettes.

« Hygiene », l’hygiène

Se laver les mains régulièrement diminue l’apparition d’innombrables maladies. Le risque d’attraper une pneumonie est ainsi diminué jusqu’à 40% !

L’OMS et L’UNICEF attirent l’attention sur la nécessité des connaissances de base en hygiène. En se lavant les mains après être allé aux toilettes, avant de préparer le repas ou de passer à table, on réduit de moitié les risques de diarrhée chez les enfants de moins de 5 ans.

Une difficulté supplémentaire est d’arriver à faire changer les mentalités. Là où l’eau salubre manque, il est difficile de convaincre les gens de l’importance de l’hygiène.