De l'eau et des toilettes à l'école : pas toujours une évidence au Timor oriental

Est-ce que vous inscririez vos enfants dans une école sans toilettes et sans eau potable ? Chez nous, c’est impensable. Au Timor oriental, cela arrive encore trop souvent. La présence de toilettes et d’eau potable est donc une motivation de plus pour les parents pour envoyer leurs enfants à l’école.

L’UNICEF ne travaille pas tout seul

Elezete, 9 ans (photo ci-dessus) et ses camarades vont à l’école dans le village de Buburnaru au Timor oriental. Ils sont contents : grâce à l’UNICEF et ses partenaires, leur école a maintenant des toilettes et un accès à de l’eau potable.

Ces actions font partie des interventions « WaSH » de l’UNICEF. Le terme « WaSH » vient de l’anglais Water, Sanitation and Hygiene ; l’eau, les toilettes et l’hygiène. To wash veut dire « laver ».

Dans le secteur WaSH, nous collaborons au niveau national avec le gouvernement est-timorais, d’autres agences de l’ONU et des ONG partenaires. Quelques exemples ce que nous faisons :

  • Nous installons des points d’eau et des toilettes dans les villages et les écoles ;
  • Nous encourageons les communautés à faire fonctionner et à entretenir elles-mêmes les systèmes de distribution de l’eau ;
  • Nous mettons sur pied des programmes d’éducation à l’hygiène dans les écoles et dans les communautés.

Beaucoup d’écoles n’ont pas encore de toilettes ni d’eau potable

Des 1 300 écoles primaires du pays, la moitié ne dispose pas d’une source d’eau potable sûre. Cela veut dire que les enfants risquent de tomber malades en buvant l’eau qu’ils reçoivent à l’école.

À peine plus d’une école sur trois dispose de toilettes. Quand il n’y a pas de toilettes, les enfants et les professeurs pratiquent la défécation à l’air libre, ce qui veut dire qu’ils vont aux toilettes « dans la nature », dans les environs de l’école. Cette pratique comporte de grands dangers pour la santé.

À peine plus d’une école sur dix a du savon pour que les enfants puissent se laver les mains après être allés aux toilettes et avant de manger.

Aller chercher de l’eau pour la famille : la tâche des filles

Elezete, 9 ans et Erlinda, 12 ans, ont la chance d’avoir un point d’eau potable à l’école. Mais ce n’est pas encore le cas dans leur village. Elles vivent à Mate Restu, dans le district d’Ermera. Chaque jour, elles consacrent deux à trois heures pour aller chercher de l’eau.  Elles se lèvent pour cela à cinq heures du matin. Elezete raconte :

« Ma famille a besoin de 16 bouteilles d’eau par jour pour se faire à manger, se laver, boire et pour tirer la chasse d’eau des toilettes. »

Après être allées chercher de l’eau, Elezete et Erlinda marchent pendant 90 minutes pour aller à l’école. Elles sont souvent en retard et fatiguées. Après l’école, elles repartent chercher de l’eau pour leur famille.

C’est principalement aux filles que revient la tâche d’aller chercher de l’eau, et la plupart d’entre elles y consacrent en moyenne 52 minutes par jour. À peine plus d’une famille sur dix dans les régions rurales au Timor oriental a de l’eau dans sa maison, et quatre familles sur dix vont chercher de l’eau dans des sources non protégées.

Les toilettes et l’hygiène

De nombreux enfants et familles ont déjà un meilleur accès à l’eau potable. Par contre, au niveau des installations sanitaires et de l’hygiène, il reste encore beaucoup à faire, surtout dans les régions rurales. Un est-timorais sur trois va encore toujours aux toilettes en plein air et les connaissances des bonnes pratiques d’hygiène, ainsi que des causes de la diarrhée, sont limitées.

Notre but au Timor oriental ?

Que tous les enfants, toutes les familles et toutes les écoles aient accès à de l’eau potable, des toilettes et connaissent les règles de base de l’hygiène.

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