Éducation et inclusion sociale en Jordanie

L’histoire de Safa

Safa, six ans, est originaire d’Alep et vit aujourd’hui dans le camp de réfugiés de Za’atari en Jordanie. Grièvement blessée par un obus en septembre 2013, Safa a perdu sa jambe droite et son dos est couvert de cicatrices. Elle garde des éclats d’obus sous sa peau, que les docteurs du camp essayent d’enlever peu à peu.

Aujourd’hui, Safa va à l’école et fréquente un espace « ami des enfants » mis en place par l’UNICEF et Save the Children, tandis que sa rééducation est prise en charge par Handicap International.

C’est là tout le défi des ONG sur place : aider la population à retrouver une vie normale.

Après la destruction de leur maison familiale d’Alep, Ahmed, Fatima, leurs six filles et la mère d’Ahmed sont partis dans la zone rurale de Damas. Alors qu’ils s’abritaient dans une ferme abandonnée, ils ont été victimes d’une attaque soudaine et Safa, leur fille de 6 ans, fut grièvement blessée. C’était la troisième fois qu’ils faisaient les frais de ce type d’attaques, mais cette fois les conséquences furent dramatiques pour Safa, si bien qu’Ahmed et Fatima décidèrent de quitter la Syrie.

Safa joue en compagnie de ses camarades dans un espace ami des enfants. © Shehzad Noorani
Safa joue en compagnie de ses camarades dans un espace ami des enfants. © Shehzad Noorani

Presque 5 mois ont passé depuis l’attaque, et les 9 membres de la famille – Ahmed, Fatima, leurs 6 filles et la mère d’Ahmed – vivent aujourd’hui dans un petit préfabriqué du camp de réfugiés de Za’atari, dans le nord-est de la Jordanie.

Safa garde le sourire et s’est adaptée à son handicap. Cependant c’est une petite fille timide qui se cache le visage avec ses mains lorsqu’on lui pose des questions. Son père témoigne :

« Même les petits bruits l’effraient et elle se cache. Toutes les petites filles vivent dans une peur constante »

Avec l’aide de Handicap International, Safa possède aujourd’hui une chaise roulante et recevra bientôt une prothèse. En attendant, elle effectue régulièrement des séances de kiné, notamment pour apprendre à marcher avec des béquilles.

Le rôle crucial de l’école et des espaces sécurisés pour la guérison

Tous les matins, Ahmed conduit ses filles dans une des écoles de Za’atari, soutenue par l’UNICEF. L’après-midi, elles vont jouer dans un espace « ami des enfants » installé avec notre partenaire Save the Children. Cela permet aux enfants de se faire des copains, mais surtout, de recevoir un support psychologique afin d’apaiser les blessures émotionnelles provoquées par la guerre.

Fatima et Ahmed expliquent que leur première priorité est d’assurer une éducation à leurs filles.

« Même en Syrie on s’est débrouillé pour garder nos filles à l’école le plus longtemps possible. C’est le plus important, » dit Fatima.

Comme beaucoup de parents syriens, Ahmed et Fatima sont déterminés à ce que le conflit ne détruise pas l’avenir de leurs enfants.

Nous sommes là pour les y aider. Et vous ? Chaque don, même le plus petit, fait une différence pour des enfants qui ont tout perdu.

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