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Au Soudan du Sud, l’UNICEF vient en aide aux enfants traumatisés par les combats

Les enfants qui ont vécu les affrontements violents début juillet à Juba, au Soudan du Sud, sont angoissés et ont peur. Beaucoup d’entre eux ont besoin d’aide psychosociale afin de réduire leur détresse psychologique. Confrontée à la violence, de graves violations des droits de l’enfant, les déplacements et la malnutrition, toute une génération risque d’être perdue au Soudan du Sud.

© UNICEF South Sudan/2016
© UNICEF South Sudan/2016

Noor Angelo, 13 ans, dit qu’il n’a pas l’impression que la situation soit suffisamment sûre pour qu’il puisse rentrer chez lui. Beaucoup d’enfants comme Noor ont été séparés de leur famille quand les combats ont éclaté. Ils ont trouvé refuge dans des écoles.

Dans la capitale du Soudan du Sud, marquée par les combats, les enfants devraient être en train de jouer au lieu de s’inquiéter pour l’avenir et de se demander quand ils pourront retourner chez eux sans danger.
Deux semaines après le début des violents combats à Juba, des milliers de personnes sont toujours déplacées. Bien qu’un cessez-le-feu soit entré en vigueur depuis le 11 juillet, beaucoup d’entre elles craignent que le conflit reprenne.

© UNICEF South Sudan/2016
KLes enfants qui vivent dans le centre géré par « Confident Children out of Conflict » ont été durement éprouvés par les violences de la semaine passée. – © UNICEF South Sudan/2016

« Ils ne sont pas eux-mêmes », dit Lisette Suarez, une psychologue de Confident Children out of Conflict, partenaire de l’UNICEF qui offre de l’aide et un hébergement aux enfants vulnérables. « Il est difficile de les faire se concentrer sur quelque chose. Ils n’arrêtent pas de demander si les combats vont recommencer. »

Normalement, l’organisation héberge près de cinquante enfants mais quinze de plus sont arrivés ce mois-ci au plus fort de la violence. Ces enfants recherchaient un endroit sûr après avoir perdu la trace de leurs parents lorsque leurs familles se sont enfuies.

« Nous avons essayé de calmer tout le monde. Nous avons prié, leur avons montré des dessins animés.  Nous avons essayé de leur rendre la vie aussi normale que possible mais les enfants demandaient si les soldats allaient continuer à les poursuivre », dit Tinate Zebedayo, la directrice par intérim du groupe.

« Notre priorité est de ramener dans leurs familles les enfants qui en ont été séparés par les combats », dit Anthony Nolan, un spécialiste de l’UNICEF de la protection de l’enfance. « Mais nous devons aussi apporter une aide psychosociale de longue durée pour que ces enfants puissent se rétablir de ces évènements traumatisants. Ces enfants devraient jouer au football et non pas essayer d’éviter les balles et les tirs de mortier. »

© UNICEF South Sudan/2016
Des enfants déplacés par les combats au Soudan du Sud en train de jouer dans une classe d’école. – © UNICEF South Sudan/2016

« Notre priorité est de ramener dans leurs familles les enfants qui en ont été séparés par les combats », dit Anthony Nolan, un spécialiste de l’UNICEF de la protection de l’enfance. « Mais nous devons aussi apporter une aide psychosociale de longue durée pour que ces enfants puissent se rétablir de ces évènements traumatisants. Ces enfants devraient jouer au football et non pas essayer d’éviter les balles et les tirs de mortier. »

Dans l’école voisine St-Joseph, des dizaines d’orphelins et les personnes qui en ont la responsabilité continuent de dormir dans des salles de classes vides, trop effrayés pour retourner chez eux. Une partie des combats les plus intensifs se sont déroulés près de leur centre et les enfants et le personnel ont dû marcher, certains pieds nus, pour atteindre le complexe religieux où se trouve l’école.

Des bénévoles de l’UNICEF ont transformé les classes en espaces de jeu avec des jouets et des jeux pour les enfants. Les enfants les plus jeunes font la course, lançant des balles et se bousculant les uns les autres. Les enfants plus âgés sont davantage réfléchis. Noor Angelo, 13 ans, dit qu’il préfèrerait rester dans l’école plutôt que de retourner chez lui. « En ce moment, c’est un endroit dangereux », dit-il. « Ici, c’est mieux. »

L’UNICEF et ses partenaires ont enregistré plus de 13 000 enfants séparés de leurs familles depuis le début du conflit au Soudan du Sud. 4.137 enfants ont retrouvé leurs familles. Des opérations de recherche des familles sont en cours pour ceux qui sont toujours seuls ou qui ont été  recueillis par des voisins ou des proches.

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