Les enfants de Raqqa ont besoin d’aide d’urgence

Bruxelles, le 23 octobre 2017 – L’UNICEF s’inquiète fortement de la situation des enfants qui ont fui la ville syrienne de Raqqa. Depuis le mois d’avril de cette année, quelque 220.000 personnes ont été déplacées, quittant leur ville. La moitié d’entre eux sont des enfants. Les enfants et les adultes qui ont fui la violence nous décrivent des routes truffées de mines et leur peur des snipers. Ils n’ont pas seulement besoin de pourvoir à leurs besoins primaires, ils ont aussi besoin de protection, d’éducation et de soins psychosociaux. Une aide accrue est indispensable pour ce groupe vulnérable.

Les enfants arrivent totalement épuisés dans les camps de réfugiés. Ils ont vu et vécu des choses horribles. Nous entendons des enfants raconter comment ils ont perdu les gens qu’ils aimaient. Ils ont besoin de protection et d’assistance pour pouvoir surmonter leur expérience de la guerre. Dans les camps et villages où résident nombre de ces personnes déplacées, l’UNICEF a monté des tentes avec des espaces adaptés aux enfants. Ils peuvent y aller pour bénéficier d’un enseignement et des soins psychosociaux qui leur permettent de gérer ce qu’ils ont vécu.

En ce moment, la ville est encore trop dangereuse pour pouvoir y retourner. Le grand nombre de mines et de munitions risquant d’exploser constitue un danger permanent. Une partie des personnes déplacées rentreront chez elles avant que la ville ne soit déminée. Dans nos espaces adaptés aux enfants, nous informons les enfants à propos du danger de ce matériel de guerre encore présent. Nous espérons ainsi éviter que les enfants ne soient blessés ou tués par ces engins au cours de leurs jeux.

Mais à côté des soins psychosociaux, de l’enseignement et de l’information sur les mines, il est important que les personnes déplacées puissent avoir accès à des services vitaux. Les organisations d’aide d’urgence y travaillent de concert. L’UNICEF se charge de l’approvisionnement en eau potable et en installations sanitaires, dépiste la malnutrition chez les enfants de moins de cinq ans et leur donne les suppléments nutritionnels nécessaires. Les enfants sont également vaccinés contre les maladies contagieuses et l’UNICEF distribue des vêtements d’hiver.

‘La plupart des camps de réfugiés se situent dans le désert où il fait actuellement très froid la nuit, et les choses ne font qu’empirer. Nous nous préparons les gens à survivre à l’hiver’, dit Philippe Henon, porte-parole d’UNICEF Belgique qui mène actuellement une campagne de récolte de fonds.

Actuellement, l’UNICEF tâche avec ses partenaires d’accroître l’aide apportée. Mais le manque de fonds est important. Pour pouvoir poursuivre l’aide d’urgence à Raqqa et ses environs, au moins 14,5 millions d’euros sont nécessaires pour les trois prochains mois.

Informations supplémentaires pour la rédaction

Quelques exemples de l’aide d’urgence fournie par l’UNICEF :

• Chaque jour, des camions apportent 120.000 litres d’eau potable vers le camp de Mabrouka. Dans les camps et dans les communautés d’accueil, nous distribuons des colis pour l’hygiène aux familles déplacées. Jusqu’à présent, 19.800 colis ont été distribués ; 100.000 personnes en ont bénéficié.
• Dans les camps d’Ein Issa et de Karama, on a distribué des vêtements d’hiver à près de 3.000 bébés et jeunes enfants. Au camp de Mabrouka, quatre tentes ont été installées. Les enfants peuvent s’y rendre pour jouer et apprendre, mais aussi pour bénéficier de soins psychosociaux et pour recevoir des sessions d’information sur les dangers des mines.
• Dans le camp d’Ein Issa, l’UNICEF et ses partenaires ont distribué des fournitures scolaires à 2.000 enfants. Au camp de Mabrouka, on a monté trois ‘tentes-écoles’, 250 enfants ont reçu du matériel scolaire. Dans la petite ville d’Ein Issa, nous effectuons des réparations dans les bâtiments scolaires.

 

Matériel vidéo


 

Pour plus d’information :

Philippe Henon
Attaché de presse,
UNICEF Belgique
Tél: (+32) 2 477/55.50.23
phenon@unicef.be
@Philippehenon