Et si l’UNICEF n’était pas là ?

Le monde présenterait un tout autre visage.

L’UNICEF a été créé en 1946 pour secourir les enfants au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale.

70 ans plus tard, nous, l’UNICEF, nous sommes devenus bien plus qu’une organisation d’aide d’urgence.

Il est devenu un réseau mondial actif dans 190 pays et territoires, bien plus que n’importe quelle autre organisation. Il compte des milliers de personnes, staff et volontaires, qui collaborent avec les gouvernements et les associations locales afin de protéger les enfants en danger. L’UNICEF, c’est aussi des millions de donateurs, bien décidés à apporter leur contribution en faveur des enfants victimes de crises ou de la pauvreté.

Mais l’UNICEF, ce sont aussi les enfants qui réclament leurs droits, qui se battent pour leur futur et qui amènent des changements dans leurs communautés. Mais que se passerait-il si nous n’existions pas ?

1. Des épidémies mortelles frapperaient régulièrement le monde

Aucun enfant n’est trop éloignéL’UNICEF est convaincu qu’aucun enfant ne doit mourir de maladies évitables. C’est pourquoi nous fournissons chaque année des vaccins pour 45% des jeunes enfants. Par exemple, en 2016, 2,5 milliards de doses de vaccin ont protégé la vie des enfants dans près de 100 pays.

Ces campagnes de vaccination évitent chaque année des épidémies désastreuses et un nombre incalculable de morts d’enfants. Rien que le vaccin contre la rougeole a sauvé la vie de 20,3 millions d’enfants entre 2000 et 2015.

En achetant des vaccins en quantités gigantesques, l’UNICEF parvient à faire baisser leur prix et donc à protéger plus d’enfants dans un plus grand nombre d’endroits. Nous faisons partie de l’Alliance mondiale pour la vaccination (GAVI) et nous contribuons donc à diminuer de moitié le prix du vaccin pentavalent, qui protège les enfants contre cinq maladies mortelles.

Ces fantastiques économies rendent les vaccins accessibles même pour les gouvernements les plus pauvres. Elles nous permettent d’obtenir beaucoup plus pour chaque euro dépensé. Grâce à notre planification stratégique et à notre capacité de négociation, nous avons pu épargner 511 millions d’euros sur l’achat des vaccins en 2016.

L’UNICEF fait bien plus que simplement acheter des vaccins. Avec des partenaires tels que l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS), nous aidons les gouvernements et les communautés à vacciner les enfants dans les lieux les plus inaccessibles : les villages éloignés, les zones de conflit et les régions dévastées par des catastrophes naturelles.

Tout cela est rendu possible grâce au soutien d’un impressionnant réseau mondial d’agents de santé et de volontaires qui soutiennent la vaccination dans leurs villes et villages. Sans une bonne formation et des équipements adéquats, ces héros locaux ne parviendraient pas à protéger les enfants de leurs communautés contre les maladies.

En 2016, le monde a battu le record historique du plus petit nombre d’enfants paralysés par la polio. Cette année-là, l’UNICEF a déployé plus de 17.000 vaccinateurs communautaires – en majorité des femmes – engagés à temps plein, dans les régions du Pakistan les plus exposées au risque d’épidémie. Ces zones ont atteint le plus haut niveau de couverture vaccinale de toute l’histoire du pays.

2. Des pays détruits par la guerre, comme la Syrie, ne seraient jamais reconstruits

Les enfants qui survivent aux guerres auront une tâche immense une fois devenus adultes : reconstruire leur pays et leurs communautés réduits à l’état de gravats.

Mais si toute une génération d’enfants grandit sans espace sécurisé pour y étudier et jouer, ils ne deviendront jamais les enseignants, médecins ou ingénieurs dont le pays aura besoin pour rebâtir une communauté pacifique.

L’UNICEF est l’organisation qui s’assure le plus qu’un maximum d’enfants aient accès à l’éducation. Les enfants vivant dans les pays en crise ont tout autant le droit d’étudier que les enfants de n’importe quelle autre contrée.

En 2016, l’UNICEF a permis à 11,7 millions d’enfants vivant dans des situations humanitaires de retourner à l’école. Nous avons aussi apporté un soutien psychosocial à plus de trois millions d’enfants traumatisés.

Les enfants qui grandissent en Syrie n’ont pas abandonné leur scolarité. En 2016, l’UNICEF et ses partenaires humanitaires internationaux sont parvenus à augmenter le taux de scolarité de 8% en Syrie, malgré une violence omniprésente qui constituait un obstacle quasiment infranchissable.

6.017 enseignants ont suivi nos formations pour apprendre à veiller à ce qu’aucun enfant ne soit relégué au fond de la classe. Nous sommes aussi parvenus à aider 12.000 étudiants vivant dans les campagnes et les villes assiégées à passer leurs examens de terminale. Ils peuvent maintenant se préparer à contribuer à la reconstruction de leur pays.

© UNICEF/UN070696/Al-Issa

Nadeen* a été privée de deux années de scolarité depuis que son école a dû fermer à cause des combats à Alep. « Ce fut la période la plus dure de ma vie. J’avais l’impression que je n’avais plus de projet de vie», témoigne cette jeune fille de 16 ans. L’UNICEF aide Nadeen et des milliers d’autres enfants dans son cas à se présenter à leurs examens et leur offre des perspectives en leur octroyant des bourses d’étude, un logement sûr et des cours de mise à niveau et de révision.

“Ma famille était très inquiète quand elle a appris que je devrais présenter mes examens nationaux de 9e à Alep. La route est dangereuse et le trajet est long et très fatigant. Mais cela ne me tracassait pas car cela signifiait que je pourrais continuer à étudier et réaliser mon rêve de devenir une enseignante. Je devais le faire ! ».   (*nom d’emprunt)

3. Les familles victimes de cyclones ou de tremblements de terre seraient laissées à leur sort

L’UNICEF est présent sur le terrain avant, pendant et après les urgences humanitaires. Chaque niveau de catastrophe représente de nouvelles menaces mortelles pour les enfants.

En 2015, le Népal a connu deux violents séismes qui ont coûté la vie à des milliers de personnes.  Assurer la survie des enfants semblait un défi insurmontable. Plus de points d’eau, plus d’hôpitaux ni de maternités, plus de maisons. Sans une réponse immédiate, des milliers d’autres enfants auraient perdu la vie à cause de maladies qui auraient pu être évitées, du manque de soins médicaux et de l’odieuse exploitation par les trafiquants d’enfants.

Heureusement, l’UNICEF a pu répondre à la crise dès le premier jour. Nous étions déjà prêts à une telle éventualité et nous avions prévu des réserves d’eau potable, essentielle à la survie, des abris et des équipements pour les familles qui auraient tout perdu. Nous avons pu installer des hôpitaux de campagne, éviter des épidémies et retrouver les enfants qui avaient perdu la trace de leur famille dans le chaos.

© UNICEF/UN016490/ShresthaDans certaines régions du Népal, 70% des centres d’accouchement du pays ont été détruits. Des milliers de mamans et de nouveau-nés auraient pu y laisser la vie par manque de soins si l’UNICEF n’avait pas installé des abris où les bébés ont pu venir au monde en toute sécurité.

L’aide apportée par l’UNICEF aux enfants du Népal s’est poursuivie bien après le désintérêt des médias pour cette crise. Nous avons continué à sauver des vies en restaurant les sources d’eau potable, en aidant les familles à passer un hiver particulièrement rigoureux et en préparant les communautés à se préparer pour de futures catastrophes.

4. Des millions d’enfants mourraient de malnutrition

L’UNICEF est le plus grand acheteur d’aliments thérapeutiques au monde. Il en assure 80% de la distribution mondiale dans les crises humanitaires. Si l’UNICEF n’existait pas, les hôpitaux, les centres de santé éloignés et les équipes médicales mobiles n’auraient pas pu distribuer les 33.000 tonnes d’aliments thérapeutiques comme ils l’ont fait en 2016. Et les trois millions d’enfants que nous avons aidés à se rétablir de la plus grave forme de malnutrition n’auraient pas survécu.

Khadija est l’une de ces rescapées. Elle était affamée quand on l’a amenée dans un hôpital soutenu par l’UNICEF au Nigéria. Son bras était à peine plus large que le pouce de sa maman. « Je ne me sens pas bien et je ne parviens pas à l’allaiter » expliquait cette dernière. En 20 jours, nos aliments thérapeutiques et nos médicaments ont sauvé la vie de Khadija. Elle a pu quitter l’hôpital dans les bras de sa maman avec un colis de compléments nutritionnels à lui donner à la maison jusqu’à sa guérison complète.

© UNICEF Nigeria/Commins

L’UNICEF a rendu aussi les aliments thérapeutiques accessibles à chacun. Il y a 15 ans, un seul producteur européen assurait l’approvisionnement mondial. L’UNICEF a contribué à élargir le nombre de fournisseurs, y compris dans des pays à faible revenus, là où les enfants en ont le plus besoin. En 2016, nous avons ainsi travaillé avec 18 producteurs et de nombreux partenaires tels que le Programme alimentaire mondial. Résultat ? Le nombre de cas déclarés de malnutrition chronique chez les enfants a été le plus bas de toute l’histoire.

5. Les enfants forcés à combattre ne retrouveraient jamais une vie normale

Dans les pays déchirés par des conflits, les spécialistes de l’UNICEF sont confrontés à un boulot incroyablement difficile : négocier avec les groupes armés pour qu’ils démobilisent les enfants soldats. Sans leur intervention, 21.000 enfants, libérés en 2016, seraient toujours aujourd’hui aux mains des groupes violents.

Mais notre travail ne s’arrête pas là. Une fois que les enfants ont été libérés, l’UNICEF met tout en œuvre pour retrouver leur famille et les réunir.

Il faut des années pour retrouver une vie normale dans sa communauté et l’UNICEF accompagne tout ce long processus. Au cœur de celui-ci, il y a le retour à l’école. Nous les y aidons. L’éducation et leurs condisciples les aident à retrouver confiance en eux et à croire en leur propre avenir.

Dans les pays déchirés par des conflits, les spécialistes de l’UNICEF sont confrontés à un boulot incroyablement difficile : négocier avec les groupes armés pour qu’ils démobilisent les enfants soldats. Sans leur intervention, 21.000 enfants, libérés en 2016, seraient toujours aujourd’hui aux mains des groupes violents. Mais notre travail ne s’arrête pas là. Une fois que les enfants ont été libérés, l’UNICEF met tout en œuvre pour retrouver leur famille et les réunir. Il faut des années pour retrouver une vie normale dans sa communauté et l’UNICEF accompagne tout ce long processus. Au cœur de celui-ci, il y a le retour à l’école. Nous les y aidons. L’éducation et leurs condisciples les aident à retrouver confiance en eux et à croire en leur propre avenir. Gatkuoth* est l’un des milliers d’enfants que l’UNICEF est parvenu à faire libérer des groupes armés au Soudan du Sud. « Je détestais être un soldat. Il n’y avait rien de bon à être soldat. Bien sûr j’aimais bien recevoir l’argent que l’armée me donnait, mais je n’aimais pas ce qu’ils me faisaient faire avec les armes. J’ai essayé plusieurs fois de m’enfuir de l’armée mais j’ai chaque fois été repris et puni. Je suis vraiment heureux d’en être sorti. Maintenant, je vis avec ma tante. Quand je serai grand, je veux être docteur pour aider mon peuple». En 2015, l’UNICEF a supervisé la démobilisation de 1.775 enfants au Soudan du Sud. C’est l’une des plus grandes interventions de ce type jamais réalisées. (*nom d’emprunt) © UNICEF/UN028377/RichGatkuoth* est l’un des milliers d’enfants que l’UNICEF est parvenu à faire libérer des groupes armés au Soudan du Sud. « Je détestais être un soldat. Il n’y avait rien de bon à être soldat. Bien sûr j’aimais bien recevoir l’argent que l’armée me donnait, mais je n’aimais pas ce qu’ils me faisaient faire avec les armes. J’ai essayé plusieurs fois de m’enfuir de l’armée mais j’ai chaque fois été repris et puni. Je suis vraiment heureux d’en être sorti. Maintenant, je vis avec ma tante. Quand je serai grand, je veux être docteur pour aider mon peuple». En 2015, l’UNICEF a supervisé la démobilisation de 1.775 enfants au Soudan du Sud. C’est l’une des plus grandes interventions de ce type jamais réalisées. (*nom d’emprunt) 

6. Des milliers d’enfants ne reverraient plus jamais leurs parents

Lors des guerres et des catastrophes, des milliers d’enfants perdent chaque année la trace de leurs parents. L’UNICEF utilise des réseaux mobiles innovants et effectue un travail minutieux pour retrouver les familles des enfants retrouvés seuls dans les zones de guerre, les camps de réfugiés et les régions dévastées par des catastrophes naturelles.

Ce travail énorme porte ses fruits. Sans lui, 21.000 enfants n’auraient pas retrouvé leur famille l’année dernière et 33.000 autres seraient toujours laissés seuls dans un environnement dangereux.
 Nyayjaw, 8 ans, embrasse sa petite sœur Nyagua, un bébé qu’elle voit pour la première fois aujourd’hui. C’est qu’elle vient tout juste de retrouver sa maman. « Plus jamais nous ne serons séparés » promet sa maman au terme de retrouvailles émouvantes.  

7. Nous perdrions l’une des meilleures source d’information sur les enfants

C’est une des leçons tirées par l’UNICEF de sa longue expérience : les problèmes qui ne sont pas mesurés ne seront pas résolus. Si les gouvernements ignorent le nombre d’enfants qui ne vont pas à l’école, lesquels souffrent de malnutrition, ils ne peuvent apporter une réponse appropriée. Et tant qu’ils ne récolteront pas des données année après année, ils ne pourront pas mesurer l’impact de leur action.

L’UNICEF est l’une des sources de référence en matière de données sur les enfants du monde entier.

Nous exploitons les avancées technologiques et nos énormes réseaux afin d’identifier et de cibler les enfants les plus vulnérables :

  • Pendant l’épidémie d’Ebola, l’UNICEF a utilisé des messages SMS afin de récolter des données en temps réel pour le gouvernement de Sierra Leone.
  • En Syrie, l’UNICEF a aidé 1.200 jeunes volontaires hyper motivés à réaliser une enquête en porte-à-porte pour trouver les enfants non-scolarisés, identifier les obstacles à leur accès à l’éducation et les aider à retourner à l’école.

8. Les enfants du monde perdraient leur meilleur avocat

Les droits de l’enfant ne sont pas un concept abstrait. Ils sont gravés dans le traité international le plus rapidement et le plus largement ratifié de tous ceux relatifs aux droits de l’homme : la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant. Ce document confirme le droit de chaque enfant de survivre et de développer tout son potentiel, qui qu’il soit et où qu’il vive.

L’UNICEF est la seule organisation expressément citée dans la Convention, en tant que source d’expertise et de conseil. Cela signifie que l’UNICEF a un rôle particulier à jouer dans chaque média et dans chaque parlement : se faire le champion des intérêts, des opinions et des droits des enfants. Nous aidons les gouvernements à renforcer leurs législations et leurs politiques en faveur des enfants et nous les tenons pour responsables s’ils laissent des enfants sur le côté.

Engagez-vous pour les enfants victimes des crises et de la pauvreté

En 2017, l’action de l’UNICEF en faveur des enfants n’a jamais été aussi nécessaire ni urgente.

Les conflits, la famine, les catastrophes naturelles ou la crise de la migration menacent chaque jour la vie et l’avenir des enfants.

L’UNICEF ne reçoit aucun financement des Nations unies, mais il est soutenu par un groupe de milliers de personnes généreuses appelées Parrains et Marraines de l’UNICEF. Elles nous aident, depuis la Belgique, à atteindre les enfants les plus vulnérables du monde.

Nos équipes et nos ressources sont mises à rude épreuve et approchent de leurs limites. Mais chaque nouveau Parrain, chaque nouvelle Marraine nous aide à aller plus loin, plus vite et à aider plus d’enfants en danger. Rejoignez-nous dès aujourd’hui et apportez ce petit « plus » qui sauvera des vies et rendra d’autres futurs possibles : de l’eau potable, des vaccins et des cartables.

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