Flambée d’Ebola en RD Congo : un soutien supplémentaire pour prévenir les contaminations

“Ils étaient huit et ils sont tous morts,” raconte Dieudonné, jeune garçon de 13 ans originaire de Mangina, RD Congo, l’épicentre de l’épidémie d’Ebola qui a éclaté dans l’est de la République démocratique du Congo. Tout a commencé lorsque la maman de Dieudonné est tombée malade. “Lors de l’enterrement de ma maman, toute la famille se tenait à côté de son corps, “ explique le jeune garçon. “Peu de temps après, nous avons tous été atteints de diarrhées et de maux de tête”.

‘Dieudonné’ [nom d’emprunt], un garçon de 13 ans, a perdu 8 de ses proches à cause de la maladie à virus Ebola.

Après la perte de sa maman, Dieudonné a vu son père tomber malade. Puis ce fut le tour de son frère, de sa sœur, de ses tantes et de ses oncles. “Les uns après les autres, ils sont partis vers le centre médical mais aucun d’entre eux n’est revenu”, poursuit Dieudonné. “Seule ma sœur aînée vit encore mais elle est toujours sous contrôle médical ».

Lorsque sa sœur fut hospitalisée pour être traitée contre l’Ebola, Dieudonné s’est retrouvé seul dans la petite maison familiale, là où tous les malheurs ont commencé. « Chaque personne qui a franchi le seuil de cette maison en est ressortie malade ».

A 13 ans, Dieudonné a déjà perdu tous ses repères, toutes les personnes qu’il aimait et sur lesquelles ils pouvaient compter. “Il n’y plus personne pour veiller sur moi,” confie-t-il avec tristesse. Il ne sait pas si sa sœur survivra à la maladie.

Dieudonné fait partie des 53 enfants qui sont devenus orphelins à cause de l’Ebola et que l’UNICEF a pris en charge dans l’est de la RD Congo. Pour l’instant, le jeune adolescent reçoit un soutien psychologique et matériel ainsi qu’une aide alimentaire. Il y a quelques jours, il a été vacciné contre l’Ebola.

Dieudonné a du mal à penser à l’avenir. “Je dois juste continuer à vivre mais je ne sais pas comment je vais faire. C’est terrible ”.

Faites un don pour des enfants comme Dieudonné

L’épidémie d’Ebola dans le Nord-Kivu

La fin de l’épidémie d’Ebola dans la province Equateur venait à peine d’être annoncée officiellement, le 24 juillet 2018 qu’une autre épidémie éclata le 1er aout dans le Nord-Kivu. L’UNICEF a immédiatement mobilisé des équipes pour participer aux efforts pour enrayer l’épidémie et protéger les enfants. Comme l’apparition de la maladie coïncidait avec la rentrée des classes, nous avons apporté un soutien spécial aux écoles pour prévenir les risques de transmission de l’Ebola. Il n’existe toutefois aucun lien entre les deux épidémies.

L’impact de l’épidémie d’Ebola sur les enfants

Prise de la température d’un jeune garçon à Mangina, Nord-Kivu. La fièvre est l’un des premiers symptômes de l’Ebola.

Les enfants peuvent être affectés de diverses manières par ce genre d’épidémies. Même s’ils ne sont pas malades eux-mêmes, la maladie peut fortement impacter leur vie quand des membres de leurs familles ou de leurs communautés en sont touchés. Ils peuvent perdre leur parents, les personnes qui veillent sur eux, leurs enseignants. L’accès à des services de base tels que la santé et l’éducation peut alors se compliquer. De plus, les enfants sont souvent victimes de discrimination ou d’exclusion lorsqu’ils sont infectés ou affectés par l’Ebola.

La réponse de l’UNICEF

Dans le cadre du plan de réponse défini par les autorités congolaises, l’UNICEF a dépêché des équipes composées de spécialistes en santé et en communication. Un spécialiste WaSH (eau, sanitaires et hygiène) de l’équipe qui avait su enrayer la maladie lorsqu’elle s’était propagée dans la province Equateur les accompagnait.

Patrick Lonji, responsable de la logistique pour l’UNICEF à Goma, Nord-Kivu, RDC, entrepose des cartons contenant des secours d’urgence. Ceux-ci seront acheminés sous peu dans les zones touchées par l’Ebola.

L’UNICEF envoie aussi des secours d’urgence dans les zones affectées. Il a ainsi fait parvenir 10 millions de tablettes désinfectantes et 2.000 kg de chlore pour purifier l’eau, 40 réservoirs d’une capacité de 325 m³, 2.000 kits d’hygiène pour les familles, 10.000 seaux et 300 thermomètres laser. Des unités de lavage ont aussi été installées dans 45 endroits.

Dans les zones contaminées, de l’eau potable a été fournie à 500.000 personnes.

Vaccination

© UNICEF/UN0228950/Naftalin

10 août. Un travailleur de santé administre un vaccin anti-Ebola à un jeune garçon à Beni, Nord-Kivu.

Une semaine à peine après l’annonce de la flambée Ebola, dans le nord-est de la RD Congo, l’UNICEF a organisé des séances de vaccination dans deux des épicentres de l’épidémie. Plus de 3.000 doses de vaccins sont ainsi parties de la capitale Kinshasa vers les zones les plus touchées afin de garantir un déroulement rapide de la campagne.

Ces vaccins furent administrés aux travailleurs de santé qui soignent les patients Ebola, aux personnes qui ont été en contact avec des malades et même aux contacts de ces personnes, ceci afin d’assurer un maximum d’efficacité aux vaccins. Ce dernier était gratuit et administré de manière volontaire.

Plus de 4.500 personnes qui ont été identifiées comme porteurs de la maladie potentiels ont été informées des avantages du vaccin.

Prévention

Pour combattre la maladie à virus Ebola, l’UNICEF a mobilisé 20 spécialistes de la communication chargés de diffuser des messages de prévention sur l’Ebola. Ils sont présents sur les marchés, font du porte-à-porte pour expliquer les symptômes de l’Ebola, expliquent comment se transmet la maladie et rappellent les mesures d’hygiène essentielles pour mieux de prémunir contre la maladie.

L’UNICEF a coordonné la diffusion d’affiches et de dépliants de prévention sur les lieux publics et organise des sessions d’information à l’intention de ses partenaires humanitaires, des journalistes et des travailleurs de santé pour expliquer comment une communication efficace peut sensiblement améliorer la prévention et faire reculer la maladie. Nous travaillons avec des stations de radio locales afin de diffuser des messages sur les bonnes pratiques d’hygiène et de santé qui peuvent enrayer la progression de la maladie. Même les lieux de culte sont concernés par ces actions de prévention.

Un partenaire humanitaire de l’UNICEF lit un dépliant de prévention sur l’Ebola lors d’une session de communication préventive organisée dans le Nord-Kivu.

« Un nombre croissant de communautés sont conscientes maintenant de la menace que représente l’Ebola et savent comment s’en préserver, » explique Gianfranco Rotigliano, représentant de l’UNICEF en RDC. « La clé pour enrayer ce type d’épidémies, c’est d’arriver à impliquer les communautés concernées. Nous travaillons en étroite collaboration avec elles, nous encourageons le lavage des mains et d’autres bonnes pratiques d’hygiène. Nous identifions les personnes touchées par le virus et tentons de les aider. »

UNICEF moedigt ook Ebola-overlevenden aan om hun verhalen te delen met hun omgeving en het belang te benadrukken de ziekte vroeg op te sporen en mensen met Ebola-symptomen snel te behandelen.

Huit survivants de l’Ebola font partie des équipes de spécialistes en communication de l’UNICEF. Ils partagent ce qu’ils ont vécu avec les communautés locales en insistant sur la nécessité de dépister précocement les symptômes de la maladie et d’apporter un traitement rapide aux personnes contaminées.

“Je suis fier de pouvoir contribuer à l’élimination de l’Ebola de mon pays. Et je suis heureux de pouvoir le faire aux côtés de l’UNICEF. Notre organisation joue un rôle crucial dans la lutte contre le virus Ebola, ” explique Jean-Pierre Masuku, spécialiste en communication auprès de l’UNICEF.

Vous aussi vous pouvez aider

Un soutien supplémentaire aux enfants qui reprennent l’école

UNICEF WaSH-specialist Celestin Luntula legt aan de directrice van de Malepe school in Beni uit hoe ze de gezondheid van haar leerlingen in het oog kan houden. Regelmatig de handen wassen is de eerste voorzorgsmaatregel tegen Ebola.

Célestin Luntula, spécialiste WaSH de l’UNICEF, explique à la directrice de l’école Malepe à Beni comment elle peut contribuer à la santé des élèves. Notamment par un lavage régulier des mains, mesure essentielle pour se protéger de l’Ebola.

Lors de la rentrée des classes, 82.500 enfants susceptibles d’être menacés par l’Ebola ont bénéficié d’une aide spécifique de l’UNICEF pour prévenir la maladie à virus Ebola. Dans 250 écoles, nous travaillons sur la prévention, l’eau , l’hygiène, les toilettes, nous apportons aussi un soutien psychosocial aux familles touchées par le virus. Les enseignants ont reçu une formation leur expliquant comment se prémunir contre la maladie et comment communiquer à ce propos avec les élèves toujours dans un souci de prévention.

L’UNICEF a veillé à ce que les écoles soient bien équipées et y a distribué 500 thermomètres laser afin de contrôler l’état de santé des enfants, 1.500 unités de lavages des mains pour promouvoir l’hygiène ainsi que des affiches de prévention et des mégaphones.

Jean Marie Bofio, UNICEF WASH Officer, toont kinderen hoe ze hun handen correct moeten wassen. Hygiëne is immers de beste manier om de verspreiding van Ebola te voorkomen. Jean Marie Bofio, responsable WaSH pour l’UNICEF, montre aux enfants comment se laver correctement les mains. L’hygiène reste la meilleure manière pour enrayer la propagation de l’Ebola.

Des séances d’information ont aussi cours à l’intention des comités de parents et des autorités locales à propos des mesures préventives qui ont été prises dans les écoles.

L’UNICEF prend également en charge les enfants infectés par le virus Ebola en leur fournissant un traitement et un soutien psychologique. Leurs familles bénéficient également de ce soutien.

Aidez des enfants qui sont touchés par l’Ebola. Faites un don