Graves inondations au Mozambique, au Malawi et au Zimbabwe

L’UNICEF continue à aider les enfants et les familles victimes des cyclones Idai et Kenneth.

En mars dernier, le cyclone Idai a causé des dégâts humains et matériels très importants au Malawi, au Mozambique et au Zimbabwe. Moins de six semaines plus tard, c’est le cyclone Kenneth qui a dévasté la région. Dans les deux cas, des pluies diluviennes et de terribles rafales de vent ont occasionné des inondations mortelles. De nombreux enfants ont perdu leur maison, leur école, leurs amis ou leur famille à la suite de ces désastres.

Prudence est assisse devant les restes de sa maison à Chimanimani, au Zimbabwe. ©UNICEF/UN0303165/Mukwazhi/UNICEF

Prudence, 5 ans, se souvient de la dernière fois qu’elle a vu son frère Proud en vie. Sans lui, elle ne serait plus là pour parler des inondations qui ont touché le Zimbabwe. Son frère a perdu la vie en voulant sauver sa sœur.

“Il m’a soulevée et c’est ainsi que j’ai pu m’accrocher à quelque chose,” explique la jeune fille de sa voix douce. “Mais lui a été entraîné par le courant.”

Prudence a perdu trois de ses frères et sœurs et un neveu le même jour. Un mois après la catastrophe, elle a pu se rendre dans un espace “ami des enfants” installé près de chez elle et soutenu par l’UNICEF.

Faites un don maintenant pour aider les enfants à survivre

Mozambique. Deux jeunes filles traversent comme elles peuvent une rue, à Pemba, complètement recouverte de boue après les inondations provoquées par le cyclone Kenneth. ©UNICEF/UN0306052/De Wet

Que s’est-il passé ?

Le 14 mars, le cyclone tropical Idai s’est abattu sur le Mozambique en touchant d’abord le port de Beira pour ensuite s’étendre à toute la région. Des millions de personnes en ont subi les conséquences directes au Mozambique mais aussi au Malawi et au Zimbabwe. Il s’agit de la catastrophe naturelle la plus grave enregistrée ces 20 dernières années en Afrique australe.

Le 27 avril 2019, le Mozambique a dû faire face à un nouveau désastre naturel : le cyclone Kenneth. Deux cyclones durant la même saison : du jamais vu de mémoire d’homme !

Les dégâts occasionnés par les deux cyclones portent à 1,4 million le nombre d’enfants mozambicains qui ont besoin d’une aide humanitaire immédiate dans les domaines de la santé, de la nutrition, de la protection, de l’éducation, de l’eau potable et de l’accès à des installations sanitaires.

L’UNICEF met tout en œuvre pour aider les familles dans les différentes régions sinistrées.

Que fait l’UNICEF ?

Nous assurons les soins médicaux

Lorsque l’accès à des services de base tels que la santé est interrompu pour une longue durée, des maladies apparaissent beaucoup plus facilement. La malnutrition également. Ce sont surtout les enfants, plus vulnérables, qui sont alors touchés.

L’UNICEF a livré des vaccins qui ont permis de vacciner 900.000 personnes contre le choléra. Nous déployons aussi des moyens importants pour lutter contre la malaria dans les régions touchées par le cyclone. Si nous voulons protéger toutes les personnes à risque, il nous faudrait environ 1 million de moustiquaires. A ce jour, nous avons pu en rassembler près de 500.000 et en avons distribué à 116.000 personnes.

Offrez une moustiquaire

Au Zimbabwe, l’UNICEF a fourni des informations essentielles à 60.000 personnes pour les préserver des maladies transmissibles par l’eau. Nous avons également organisé une campagne de vaccination pour prévenir d’éventuelles épidémies de choléra. Pour cela nous avons travaillé avec le ministère de la santé publique et de la protection infantile ainsi qu’avec l’OMS. A ce jour, nous avons protégé plus de 480.000 personnes contre ce risque.

Mozambique. Préparation de vaccins contre le choléra dans un centre d’accueil pour personnes déplacées par le cyclone Idai. © UNICEF/UN0298610/Oatway

Nous donnons accès à de l’eau potable et à des installations sanitaires

Sans eau potable, sans toilettes et privés d’hygiène, les enfants sont particulièrement exposés au typhus, au choléra et aux diarrhées. Ils risquent aussi de souffir plus vite de malnutrition.

Depuis que le Malawi a été touché par le cyclone Idai, l’UNICEF a donné accès à l’eau potable à plus de 53.000 personnes. Nous avons aussi installé des latrines pour plus de 51.000 personnes. A Beira, une ville du Mozambique touchée de plein fouet par Idai, l’UNICEF remet en état de nombreux points d’eau ce qui permet, à ce jour, à 500.000 personnes soit plus de 90 % des habitants de la ville de disposer d’eau potable

L’eau commence à couler d’une pompe installée dans un centre d’accueil pour personnes déplacées par le cyclone Idai. ©UNICEF/UN0297932/Oatway

Nous garantissons l’accès à l’école

Beaucoup d’écoles et de nombreux hôpitaux ont été détruits, endommagés ou servent de lieu d’accueil aux réfugiés de la catastrophe. Pour un enfant, l’interruption de la scolarité peut avoir des conséquences très néfastes tant à court terme que sur des périodes plus longues.

L’éducation est essentielle non seulement pour aider des enfants à retrouver un sentiment de normalité après des événements traumatisants, mais aussi pour assurer leur développement et leur avenir. Avec nos partenaires, nous avons donc distribué des fournitures scolaires aux enfants touchés par les inondations. L’UNICEF renforce aussi ses activités psychosociales afin d’apporter un soutien psychologique aux enfants qui le nécessitent et met tout en œuvre pour garantir les réunifications familiales aux enfants qui ont été séparés de leurs parents durant la catastrophe.

Nilda, 6 ans, tient dans ses bras un paquet de fournitures scolaires qu’elle vient de recevoir de l’UNICEF à Beira, au Mozambique. ©UNICEF/UN0299183/Oatway

Comment puis-je aider ?

Les familles au Mozambique, au Malawi et au Zimbabwe ont besoin d’urgence d’aide après le passage dévastateur des cyclones Idai et Kenneth. L’UNICEF est sur place mais il a besoin de votre aide aussi.

Faites un don maintenant pour aider les enfants à survivre