Indonésie : appel d’urgence

Jakarta / Genève / Bruxelles, 11 octobre 2018 – L’UNICEF lançait aujourd’hui à la fois un appel d’urgence ainsi qu’un appel de relèvement afin de pallier les besoins humanitaires urgents des enfants après les catastrophes dans les Célèbes et à Lombok et ce pour une période de 6 mois. Les fonds contribueront à soutenir des activités dans les domaines suivants : approvisionnement en eau, installations sanitaires et hygiène (WaSH), santé, nutrition, éducation et protection de l’enfance pour approximativement 475.000 enfants. Ces fonds couvriront, comme l’a demandé le gouvernement indonésien, les actions précitées.

Dans les Célèbes, il y a, selon les estimations, 1,5 million de personnes touchées par les séisme et tsunami du 28 septembre. Depuis le 9 octobre, 2.010 personnes ont été déclarées décédées, 10.700 personnes sont grièvement blessées et 671 personnes sont actuellement encore portées disparues. À Lombok, plus de 340.000 personnes sont encore déplacées dans 2.800 camps après la série de tremblements de terre qui a frappé la zone en août dernier.

L’UNICEF requiert 26,6 millions de dollars afin de permettre un accès à l’eau, la protection, l’éducation, et la nutrition à 1.4 million de personnes dans les Célèbes et à Lombok.
« Notre priorité absolue est de faire en sorte que les enfants reçoivent une aide vitale sous forme de provisions de santé, d’eau et de sanitaires, de nourriture et soient protégés », annonce Debora Comini, représentante de l’UNICEF en Indonésie.  « Cependant, les 6 prochains mois seront cruciaux puisque nous devons veiller à ce que tous les enfants touchés par la catastrophe bénéficient de chances égales pour reconstruire leur vie dans une atmosphère saine et sûre. »

Près de 83.000 personnes ont été déplacées dans les Célèbes centrales et environ 500.000 personnes ont urgemment besoin de provisions d’eau et d’installations sanitaires. Avant que cette catastrophe ne frappe le pays, Palu, la plus grande ville de la zone touchée, avait déjà une couverture vaccinale très faible (49 pour cent) et une prévalence de retard de croissance chez les enfants de 36 pour cent. Les Célèbes centrales présentent également un des résultats les plus bas d’Indonésie en matière d’installations sanitaires. Avec la catastrophe, tous ces facteurs augmentent le risque de propagation de maladies pour des milliers d’enfants. Une grande partie des 2.700 écoles de la région sont également endommagées de manière plus ou moins grave et la scolarisation de 270.000 enfants pourrait, dès lors, être interrompue.

L’UNICEF et ses partenaires assurent la provision d’eau et d’installations sanitaires, la promotion de l’hygiène, les soins de santé, la nutrition, la protection et fournissent des espaces d’apprentissage temporaires. L’UNICEF se préoccupe des enfants esseulés et des enfants qui nécessitent un soutien psychosocial. Les équipes de terrain de l’UNICEF mettent en place des espaces sécurisés pour femmes et enfants, incluant des espaces dédiés spécialement aux enfants. Des mécanismes d’enregistrement et de traçage sont développés afin d’aider les enfants à identifier leurs parents et de permettre la réunification des familles.

À Lombok, l’UNICEF soutient le Ministère de la santé publique en matière de nutrition, de santé des mères et des enfants, et de vaccination. L’accès à l’eau potable et à l’hygiène restent une préoccupation commune de l’UNICEF et du Ministère des travaux publics. L’UNICEF travaille également avec le Ministère des affaires sociales et le Ministère de l’éducation afin de veiller au respect de la protection de l’enfance et des activités psychosociales.
Quand une situation d’urgence frappe, les enfants ont besoin d’une protection spéciale afin de garantir leur sécurité et leur bien-être. L’UNICEF et le Ministère des affaires sociales forment des travailleurs sociaux pour prévenir d’éventuels cas de violence, de maltraitance ou d’exploitation. Afin d’aider les enfants à faire face aux conséquences de la catastrophe, l’UNICEF et ses partenaires proposent également un soutien psychosocial aux enfants touchés.