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Khawla, petite fille d’un an, soignée contre la malnutrition au Yémen

Au Yémen, au cœur du conflit et de l'insécurité, une petite fille lutte pour survivre. Elle s'appelle Khawla, âgée d'un an, souffre à la fois de malnutrition et d'une infection pulmonaire. Son état de santé est fragile, et préoccupe sa mère. Grâce au soutien de l'UNICEF, Khawla est prise en charge dans un Centre d'alimentation thérapeutique.

© UNICEF/UN057313/Farid
© UNICEF/UN057313/Farid

Khawla Mohammed, âgée d’un an, est allongée sur un lit de l’hôpital Al-Sabeen dans la capitale yéménite, Sanaa, avec un tuyau dans le nez. Elle est atteinte de malnutrition et souffre également d’une infection pulmonaire qui rend sa respiration difficile.

À ses côtés, sa mère, Um Khwala, préoccupée, explique que sa fille est sans arrêt malade depuis l’âge de quatre mois.

« Ça a commencé par des diarrhées. Elle avait perdu tellement de poids que j’arrivais à la porter avec une seule main. Puis elle a perdu l’appétit. Je me suis inquiétée », explique-t-elle.

Um Khawla raconte qu’elle a donc dû se rendre régulièrement à l’hôpital ces six derniers mois. Les médecins ont diagnostiqué des problèmes de malnutrition chez Khawla et l’ont mise sous traitement dans un Centre d’alimentation thérapeutique appuyé par l’UNICEF.

Lors de sa visite, cette fois-ci, la petite Khawla ne pesait que 6 kilos, soit bien moins que le poids normal de 9 kilos pour un enfant de son âge.

Au cours des dix jours passés à l’hôpital, on lui a donné du F100, un biscuit à forte teneur énergétique utilisé dans le traitement de la malnutrition. Le biscuit est dissous dans un liquide qui lui est ensuite administré à l’aide d’un tuyau. Elle est également sous antibiotiques pour traiter son infection pulmonaire.

© UNICEF/UN057312/Farid
© UNICEF/UN057312/Farid

Khawla, un an, est examinée par un médecin ç l’hôptal d’Al-Sabeen à Sanaa, Yémen.

Au Yémen, le taux de malnutrition a augmenté de 200 % depuis 2014. Aujourd’hui, 462 000 enfants souffrent de malnutrition aiguë sévère et risquent de mourir s’ils ne sont pas traités très rapidement. L’UNICEF estime que 10 000 enfants supplémentaires risquent de mourir de causes évitables comme la malnutrition, la diarrhée et la pneumonie.

Dans le pays, 17 millions de personnes – plus de 60 % de la population – sont en situation d’insécurité alimentaire, et plus de 7 millions de personnes ne savent pas de quoi sera fait leur prochain repas. Au moins 14,5 millions de personnes sont privées d’accès à l’eau potable salubre.

Le Yémen est également confronté à une crise économique découlant du conflit actuel. L’inflation et les prix se sont envolés. Les maigres économies des familles s’épuisent à grande vitesse, ce qui les force à réduire leurs rations alimentaires ou à sauter des repas.

« Avant le conflit, mon mari avait un emploi et son salaire suffisait pour faire vivre la famille », explique Um Khawla. Lorsque tout s’est écroulé après le début des combats, nous avons essayé de faire pousser des légumes dans notre ferme, mais avec les bombes et les balles, cela s’est avéré difficile. Aujourd’hui, nous n’avons plus rien ».

Malgré l’insécurité, l’UNICEF et ses partenaires sont sur le terrain. Ils renforcent le dépistage et le traitement de la malnutrition et d’autres maladies et fournissent de l’eau salubre pour éviter les décès. En 2017, l’UNICEF étendra la surveillance de la malnutrition et assurera le traitement de 323 000 enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère. Depuis janvier dernier, l’UNICEF a déjà rendu possible le traitement de plus de 6 000 enfants.

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