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L’enjeu de la COP21: le futur des enfants

Chaque année 66,5 millions d’enfants sont affectés par les fléaux météorologiques, et ce chiffre pourrait atteindre 175 millions durant la prochaine décennie. C’est une des conclusions du rapport de l’UNICEF ‘Unless we act now : the impact of climate change on children’.

Unless we act now
Unless we act now

Dans le contexte de la COP21, la 21ème conférence sur les changements climatiques des Nations Unies, l’UNICEF a publié le rapport ‘Unless we act now.  Le rapport montre comment les enfants, et les plus vulnérables en particulier, sont influencés et quelles mesures concrètes doivent être prises pour les protéger.

Les enfants sont le plus touchés par les catastrophes naturelles. Outre les risques immédiats des conditions météorologiques extrêmes – risques de mort, de traumatismes ou de perte de leurs parents – les sécheresses, les inondations et les canicules peuvent favoriser la diffusion de maladies comme le paludisme, la dengue, la diarrhée et le choléra, causes importantes des décès d’enfants. Les inondations peuvent aussi gravement endommager ou détruire les écoles ainsi que les routes que les enfants utilisent pour s’y rendre, et donc avoir une incidence importante sur l’éducation.

Un des résultats du changement climatique est El Niño – un phénomène provoqué par le réchauffement de l’océan Pacifique qui se produit tous les deux à sept ans et qui provoque des sécheresses et des inondations en Afrique de l’Est et en Afrique australe ainsi que dans différentes régions d’Asie, du Pacifique et d’Amérique latine. Les scientifiques estiment que le phénomène existe depuis des millénaires mais que les sécheresses et les inondations qu’il provoque pourraient s’intensifier à cause du changement climatique.

Certains pays des plus pauvres du monde se préparent à une nouvelle période d’inondations, de sécheresses et de typhons alors qu’El Niño gagne en puissance. Des millions d’enfants sont menacés par la faim, la maladie et la pénurie d’eau et les effets d’El Niño risquent d’avoir des répercussions sur plusieurs générations si la menace n’est pas gérée comme il convient.

Kipchumba, 8 ans, va à l’école dans le district de Baringo, dans l’ouest du Kenya. Pour rentrer chez lui, il doit emprunter un radeau car les inondations de 2014 ont effacé la route vers l’école. (Photo credit: UNICEF/Wambugu)
Kipchumba, 8 ans, va à l’école dans le district de Baringo, dans l’ouest du Kenya. Pour rentrer chez lui, il doit emprunter un radeau car les inondations de 2014 ont effacé la route vers l’école. (Photo credit: UNICEF/Wambugu)

L’UNICEF est actif dans les pays touchés et menacés par El Niño, où il apporte son aide tout en donnant la priorité aux enfants les plus défavorisés dans les domaines de la santé, de la nutrition, de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène, de l’éducation et de la protection de l’enfant.

« Les enfants et leurs communautés ont besoin de notre aide pour se remettre de l’impact d’El Niño et se préparer aux autres dégâts qu’il pourrait provoquer », dit le Directeur général de l’UNICEF, Anthony Lake.

« En même temps, son intensité et ses capacités potentielles de destruction devraient servir de signal d’alarme aux dirigeants mondiaux qui se réunissent à Paris. Lors des débats sur un accord limitant le réchauffement de la planète, ils doivent se rappeler que ce qui est en jeu, c’est l’avenir des enfants d’aujourd’hui et de la planète dont ils hériteront. »