Chaque minute, un enfant somalien est admis dans une unité de soins spécialisée où l’on traite les cas de malnutrition aiguë sévère.
Et cette statistique ne prend en compte que les enfants qui parviennent jusqu’à ces centres spécialisés. Les mères doivent parfois marcher plusieurs jours avant de trouver de l'aide pour faire soigner leurs enfants. Il y a bien sûr les distances qui posent un problème mais aussi le terrorisme et les menaces qui pèsent sur les travailleurs humanitaires.
Nous craignons en conséquence que plusieurs milliers d'enfants ne pourront pas être traités et mourront chez eux ou en cours de route sans l’assistance dont ils ont cruellement besoin.
Ces chiffres édifiants montrent que la Somalie est sur le point de connaître sa pire tragédie humanitaire depuis ces cinquante dernières années.
Quatre saisons consécutives sans pluies
Cela fait quatre ans maintenant que la Somalie manque de pluie. Les sécheresses prolongées qui touchent la plupart des régions du pays provoquent de graves pénuries d'eau. Le bétail meurt et les cultures dépérissent. De nombreuses familles, contraintes de chercher de l'eau et de la nourriture, quittent leur région et viennent grossir les rangs des personnes déplacées en Somalie.
La crise actuelle, provoquée par le changement climatique et les conflits qui ont cours dans de nombreuses régions, confrontent plus d’un quart de la population à une grande insécurité alimentaire et met des centaines de milliers d’enfants en danger.
Une aide supplémentaire est absolument nécessaire. Immédiatement.
1.4 million d'enfants, soit près de la moitié de la totalité des enfants somaliens, risquent de souffrir de malnutrition sévère.
330.000 enfants pourraient souffrir cette année de malnutrition aiguë sévère et mourir s'ils ne sont pas pris en charge.
670.000 personnes sont déplacées
420.000 enfants risquent de ne pas terminer leurs études