Mise à jour : 09 avril 2026
En ce début d'année, nous avions déjà assisté avec une profonde inquiétude à la vague de violence liée aux manifestations qui avaient secoué l'Iran, causant une centaine de victimes, parmi lesquelles des enfants et des adolescent·es.
La récente escalade militaire au Moyen-Orient constitue une menace directe pour des millions d'enfants de la région. Les enfants sont exposé·es à une violence persistante, à des blessures physiques et à un stress psychologique, et vivent dans une peur et une incertitude constantes. Les dernières estimations, datant du 30 mars, attestaient que 216 enfants avait déjà perdu la vie et 1.767 avaient été blessé·es.
L'impact sur leur cadre de vie est immense. Au total, plus de 760 écoles ont été endommagées ou entièrement détruites. Parmi celles-ci figure l'attaque meurtrière contre l'école Shajareh Tayyebeh, datant du premier jour de guerre, qui a coûté la vie à 168 enfants.
Des systèmes de santé en pression croissante
Les hôpitaux et les services médicaux sont gravement perturbés, rendant l’accès aux soins vitaux de plus en plus difficile. Selon le ministère iranien de la Santé, 442 établissements de santé ont été touchés, compromettant l’accès aux soins essentiels pour près de 10 millions de personnes, dont 2,2 millions d’enfants.
L’Institut Pasteur iranien a également subi d’importants dommages, entraînant l’arrêt de la production de vaccins. La destruction d’un important fabricant pharmaceutique produisant des médicaments destinés au traitement de maladies complexes et chroniques, dont le cancer, a également provoqué de graves pénuries de traitements vitaux. Ces ruptures exposent directement les patient·es, y compris les enfants, à des risques majeurs.
Les attaques persistantes, l’instabilité et la perturbation des services essentiels ne menacent pas seulement la sécurité des enfants : elles ont aussi de lourdes conséquences sur leur santé, leur développement et leur bien‑être à long terme.
En collaboration avec d'autres organisations des Nations Unies, nous suivons de près la situation et sommes prêt·es à apporter notre soutien aux enfants et à leurs familles. En l’absence d’autorisations des autorités iraniennes, nous ne pouvons pour l’instant pas lancer de récolte de fonds pour l'aide d'urgence en Iran.
L'UNICEF se joint à l'appel lancé par le Secrétaire général des Nations Unies en faveur d'un cessez-le-feu immédiat. Les attaques contre des civil·es et les infrastructures – notamment les écoles et autres infrastructures indispensables à la survie des enfants – sont contraires au droit international.