À Toamasina, principal port de Madagascar et région la plus touchée par le cyclone, des milliers de personnes ont dû fuir leur maison pour se réfugier dans des centres d’accueil déjà surpeuplés. Plus de 16.000 personnes ont été déplacées, dont 6.000 enfants. Ces familles sont exposées à la violence, à l’exploitation, au risque de séparation et à de lourds traumatismes psychologiques.
Les coupures de courant généralisées ont perturbé l’approvisionnement en eau de la ville, augmentant fortement le risque d’épidémies et de maladies hydriques. Deux hôpitaux universitaires et 21 centres de santé ont été endommagés, ce qui a notamment compromis la chaîne du froid des vaccins et entravé l’accès aux soins essentiels.
Parallèlement, 35 écoles ont été endommagées, 563 salles de classe ont perdu leur toit et 218 ont été entièrement détruites. De nombreux·ses enfants se retrouvent donc aujourd’hui sans lieu d’apprentissage sûr. Le cyclone Gezani frappe alors que le pays fait déjà face aux conséquences du cyclone Fytia, survenu plus tôt ce mois ci, ainsi qu’à l’épidémie persistante de mpox (variole du singe) dans le nord ouest du pays. Ces crises successives mettent fortement à l’épreuve la capacité de réponse nationale et les services essentiels.
L'UNICEF intensifie son aide d'urgence en collaboration avec les autorités nationales et locales, et les agences des Nations Unies :
- Des installations de purification d’eau approvisionnent désormais 2.400 personnes. Au total, 178 ménages ont bénéficié d’installations WASH (eau, assainissement et hygiène), et 2.000 moustiquaires ont été distribuées à près de 1.000 ménages ;
- Des kits sanitaires d’urgence, suffisants pour répondre aux besoins de 60.000 personnes pendant un mois, ont été distribués ;
- Les vaccins ont été mis en sécurité et les hôpitaux ont reçu un soutien pour pouvoir continuer à assurer leurs services ;
- Des salles de classe temporaires ont été aménagées pour accueillir 14.000 élèves. Parallèlement, des équipes spécialisées soutiennent les familles afin de protéger leurs enfants.
Les besoins humanitaires restent énormes et un soutien supplémentaire sera nécessaire dans les semaines à venir pour venir en aide aux enfants et aux familles touché·es.
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