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Mise à jour : 20 mars 2026
Selon les dernières informations (datant du 2 mars), 91 enfants ont déjà été tué·es et 275 blessé·es en raison de l’escalade des hostilités dans le pays. Ce nombre élevé de victimes parmi les enfants intervient alors que les frappes aériennes dans le sud du Liban, à Beyrouth et dans la Bekaa s'étendent à de nouvelles zones, comme le district de Saïda, contraignant de plus en plus de personnes à fuir à nouveau.
Les déplacements massifs à travers tout le Liban ont contraint près de 816.700 personnes, dont près de 285.600 enfants, à quitter leur maison. Ces chiffres s’ajoutent aux dizaines de milliers de personnes déjà chassées de leurs foyers. Faute de structures d’accueil, certaines personnes dorment sans protection. Des milliers d’autres restent bloquées dans des zones difficiles d’accès, beaucoup étant incapables de partir en raison de la dangerosité de la situation, du manque de moyens de transport ou de la crainte de perdre leur maison et leurs revenus.
À la mi-mars, 344 écoles du pays avaient déjà été transformées en centres d’accueil. Parmi celles-ci, 92 % étaient surpeuplées, accueillant plus de 58.000 personnes déplacées, dont 23.000 enfants. Une situation qui perturbe considérablement la scolarité de plus de 111.000 élèves. Parallèlement, les services de base tels que les soins de santé, l’eau, l’assainissement et l’électricité sont soumis à une forte pression, et les bombardements ont causé d’énormes dégâts.
Au cours des deux dernières années, 329 enfants auraient été tué·es et 1.632 blessé·es au Liban. Cette recrudescence de la violence aggrave encore la situation, déjà extrêmement précaire de milliers de familles au Liban. Ces dernières années, le pays a en effet traversé une succession d'autres crises majeures : l’explosion dévastatrice du port de Beyrouth et un effondrement économique qui a paralysé le pays pendant cinq ans. Selon les dernières estimations, le nombre de victimes parmi les enfants a augmenté de 25 % ces derniers jours.
Les enfants et leurs familles vivent dans une angoisse permanente et dans des conditions extrêmement difficiles, alors que les violences se poursuivent et que les possibilités de fuir se font de plus en plus rares. Face à l'augmentation des besoins de la population, l'UNICEF renforce son aide d'urgence, tout en s'attaquant aux défis actuels :
- En faisant de l'eau, des installations sanitaires et des produits d'hygiène (WASH) une priorité, nous venons en aide à des milliers de familles dans les centres d'accueil ;
- Nous distribuons des biscuits énergétiques, des kits pour bébés, des couvertures et des vêtements d'hiver ;
- Nous veillons à la protection des enfants en les localisant, en leur apportant une aide psychosociale, avec une attention particulière pour les enfants non accompagné·es ;
- Nous aidons les enfants à poursuivre leur apprentissage en distribuant du matériel pédagogique et en leur donnant accès à un enseignement en ligne flexible ;
- Nous fournissons des médicaments essentiels et du matériel médical pour maintenir le fonctionnement des services de santé ;
- Nous étendons nos programmes et notre présence sur le terrain afin d’atteindre le plus grand nombre possible de familles, y compris dans les zones difficiles d’accès.
L'UNICEF réitère son appel à toutes les parties pour qu'elles respectent leurs obligations en vertu du droit international humanitaire : les civil·es, en particulier les enfants, doivent être protégé·es et l'aide humanitaire doit pouvoir leur parvenir en toute sécurité et sans entrave.
Vous souhaitez en apprendre davantage sur les crises humanitaires et leur lien étroit avec les droits de l'enfant ?
Écoutez le troisième épisode de notre podcast « Parlons-en ! »