Un tribut très lourd pour les enfants
Le coup d’état militaire survenu au Myanmar le 1er février dernier a eu des conséquences catastrophiques pour les enfants. Certains ont été tués, d’autres blessés. De nombreux enfants ont été arrêtés de façon arbitraire, placés en détention, agressés avec du gaz lacrymogène ou repoussés avec des grenades assourdissantes. Beaucoup ont assisté à des scènes de violence extrême qui pourraient avoir des conséquences à long terme sur leur santé : stress et traumatismes psychologiques.
Dans certaines régions du pays, on assite au déplacement de milliers de personnes. La plupart sont accompagnées de nombreux enfants qui ont perdu tous leurs repères : leurs proches, leurs amis, un environnement familier. Ces enfants n’ont désormais plus accès à des services de base tels que la santé, et l’éducation.
Le pays était déjà confronté à des défis importants avant la prise du pouvoir par les militaires. Les dix années de conflit qui ont déchiré le pays et la pandémie de COVID-19 avaient en effet déjà eu des effets très négatifs sur le développement de nombreux enfants dans diverses régions du pays. Aujourd’hui, ils font face à de nouveaux dangers : la violence liée au genre, l’exploitation, les abus, la détention, les déplacements, le trafic d’êtres humains et la séparation d’avec leurs familles.
362.000 enfants ont besoin d’aide humanitaire
34 % des 17 millions d’enfants que compte le Myanmar vivent sous le seuil de la pauvreté.
12 millions d'enfants n'ont plus accès à l'école