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Mise à jour : 07 avril 2026
Entre octobre et décembre 2025, les précipitations ont été nettement inférieures aux prévisions en Somalie, dans l’est du Kenya, dans le sud de l’Éthiopie et à Djibouti, avec moins de 60 % des niveaux habituels. Dans certaines zones, il s’agit déjà de la deuxième, voire de la troisième saison consécutive sans pluie. En raison de cette sécheresse persistante, plus de 20 millions de personnes en Somalie, au Kenya et en Éthiopie ont aujourd’hui un besoin urgent d’aide alimentaire.
L’eau devient de plus en plus rare : dans certaines régions, plus de 70 % des sources se sont asséchées. En Somalie, les prix de l’eau ont plus que doublé. La sécheresse provoque des récoltes catastrophiques, la mort du bétail et une baisse importante de la production alimentaire. Le pays a même atteint le niveau 4 de l’IPC*, indiquant une urgence alimentaire. La situation risque de s’aggraver encore en 2026.
*L'IPC (Classification des phases de la sécurité alimentaire) est un système qui permet d’évaluer la gravité de l’insécurité alimentaire ou d’une situation de famine dans une région. La phase 4 de l’IPC correspond à une urgence, dans laquelle de nombreuses familles font face à de graves pénuries alimentaires, souffrent de malnutrition aiguë et ont un besoin immédiat d’aide humanitaire.
La Somalie impactée par la guerre au Moyen-Orient
En Somalie, près de 2 millions d’enfants risquent aujourd’hui de souffrir de malnutrition aiguë, dans un contexte marqué par la sécheresse, les conflits, les déplacements et de graves pénuries de financement.
Les répercussions de la guerre au Moyen Orient aggravent encore la crise, en perturbant les chaînes d’approvisionnement mondiales et en faisant grimper les coûts du transport de la nourriture, des médicaments, du carburant et de l’eau, dans un pays fortement dépendant des importations. Dans les zones touchées par la sécheresse, le prix de l’eau a plus que doublé.
Parallèlement, plus de 400 structures de santé et de nutrition ont déjà fermé au cours de l’année écoulée, privant femmes enceintes et enfants de soins essentiels, de vaccinations et de traitements vitaux contre la malnutrition.
Ce n’est pas la première fois que la Corne de l’Afrique traverse une période de sécheresse. Lors de la crise de 2022 – 2023, la malnutrition sévère avait augmenté à un rythme alarmant, les réserves alimentaires avaient été fortement mises à mal et de nombreuses familles avaient perdu leur capacité à subvenir à leurs besoins. En plus de la malnutrition, les enfants restaient exposé·es à des maladies telles que le choléra et d’autres infections mortelles, souvent transmises par une eau contaminée.
Parce que nous avons déjà dû répondre à ce type d’urgence dans la région, nous savons quelles mesures permettent réellement de faire la différence. Les investissements dans les sources d’eau, par exemple, contribuent à maintenir des prix abordables pour la population. De même, le dépistage précoce de la malnutrition et la mise en place rapide de traitements adaptés ont un impact majeur. Ces actions ont déjà permis d’améliorer la situation de nombreux·ses enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère.
Face à l’augmentation rapide des besoins et à la limitation des ressources, la capacité à fournir une aide vitale dans la Corne de l’Afrique est de plus en plus mise à rude épreuve. Un soutien supplémentaire est donc indispensable et urgent pour permettre d’étendre ces interventions à l’échelle nécessaire et garantir que les enfants et les familles reçoivent, en temps voulu, l’aide nécessaire.
- Nous avons réparé les réseaux d’approvisionnement en eau et les avons renforcés pour qu’ils résistent aux aléas climatiques ;
- Nous avons installé des pompes à eau fonctionnant à l’énergie solaire ;
- Nous avons dépisté la malnutrition chez les enfants ;
- Nous avons constitué des stocks d’aliments thérapeutiques pour les enfants souffrant de malnutrition ;
- Nous avons protégé les enfants – en particulier les filles – contre les risques de violence sexiste ;
- Nous avons soutenu les familles confrontées à une situation d’urgence.
Vous souhaitez en apprendre davantage sur la crise climatique et son lien étroit avec les droits de l'enfant ?
Écoutez le deuxième épisode de notre podcast « Parlons-en ! »