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Mise à jour : 30 mars 2026
Un tremblement de terre dévastateur de magnitude 7.7 a frappé le Myanmar le 28 mars 2025, aggravant ainsi une situation déjà catastrophique.
La population, marquée par plus de 5 ans de conflits, se retrouve désormais plus que jamais dans le besoin. La catastrophe, ayant également impacté la Thaïlande, a engendré d’importantes destructions dans le centre du Myanmar, notamment dans les régions de Mandalay, Nay Pyi Taw, Sagaing, Bago et Shan. Début avril, on recensait plus de 3.800 décès et près de 5.000 blessé·es dans le pays, dont de nombreux·ses enfants.
Un grand nombre de familles vivant déjà dans des conditions précaires sont aujourd'hui confrontées à d’immenses difficultés, notamment à un accès limité à l’eau potable, aux soins de santé et aux abris. Les familles déplacées continuent de s'abriter dans des camps surpeuplés, alors que plus de 52.000 maisons ont été endommagées ou détruites.
Les services de santé et de nutrition sont à bout de souffle : plus de 300 établissements de santé ont été endommagés ou détruits, le manque de personnel se fait toujours sentir et l'insécurité persistante entrave l'action de proximité. Quant à l'éducation, elle a été gravement perturbée puisque plus de 2.500 écoles ont été endommagées ou détruites, entraînant le déplacement de dizaines de milliers d'élèves et d'enseignant·es.
Les communautés progressent désormais vers la reprise : les écoles et les services essentiels ont rouvert et les familles se reconstruisent progressivement. Les besoins demeurent toutefois élevés, dans un contexte de conflit persistant, de déplacements et de chocs climatiques récurrents.
Crise humanitaire de grande ampleur
Depuis la prise de pouvoir par les forces militaires en février 2021, le Myanmar a été le théâtre d'une extension constante des conflits. Selon certaines informations, près de 20 enfants auraient été tué·es lors de plusieurs incidents survenus dans les régions d'Ayeyarwady, Rakhine, Shan, Sagaing et Mandalay entre septembre et octobre 2025.
À la mi-2025, 357 victimes civiles ont été recensées à cause des mines et des munitions explosives. Parmi elles, 27 % étaient des enfants. Les attaques et les conflits armés ont déplacé plus de 3,6 millions de personnes, dont environ 33 % d'enfants. En 2026, environ 4,9 millions d'enfants, soit près d'un tiers de la population infantile du Myanmar, auront besoin d'une aide humanitaire d'urgence.
Dans l’immédiat après-séisme, l'UNICEF et ses partenaires ont fourni une aide multisectorielle essentielle, incluant eau potable, services de santé, espaces d’apprentissage temporaires, protection de l’enfance, soutien psychosocial et fournitures de première nécessité. En tout, environ 4,6 millions de personnes, dont plus de 2,1 millions d’enfants, ont bénéficié de cette assistance.
Nous priorisons également les fournitures médicales, les services de santé et une alimentation en suffisance. Nous avons mobilisé à cet effet 80 tonnes supplémentaires de fournitures essentielles à partir de nos centres mondiaux. Au cours des premières semaines suivant le séisme, nous avons concentré nos efforts sur la protection des enfants, l'hébergement, la prise en charge de la santé mentale et les réponses à la violence fondée sur le genre.
Pour 2026, l’UNICEF poursuit ses efforts de stabilisation dans tout le pays, ciblant 3,3 millions de personnes dont 2,6 millions d’enfants. Un financement durable et flexible est indispensable pour consolider les progrès réalisés depuis le séisme et protéger les enfants des risques aggravés par les crises multiples qu’affronte le Myanmar.
« Tandis que l’UNICEF intensifie son action et que la communauté internationale est en train de se mobiliser, davantage de ressources sont nécessaires de toute urgence afin de sauver et de protéger la vie des enfants et des familles. En parallèle, les acteurs humanitaires doivent pouvoir accéder rapidement en toute sécurité aux zones touchées, de sorte à pouvoir porter secours aux populations », déplore Catherine Russell.
Face à cette situation, l’UNICEF appelle la communauté internationale à intervenir de toute urgence afin de soutenir les efforts vitaux menés en faveur des enfants et des familles. Les besoins sont énormes, notamment en termes de services d’approvisionnement en eau salubre, de soins médicaux, de protection, de soutien psychosocial et d’éducation dans les situations d’urgence.
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