Le sourire des enfants, message d’espoir en RCA

Elles s’appellent Ariel, Marion et Sara

Ariel

Ariel, assise sous la moustiquaire de son lit.
Ariel, assise sous la moustiquaire de son lit, affiche un sourire charmant malgré sa brûlure apparente © Page

Ariel a 9 ans et un sourire lumineux. Après avoir souffert de graves brûlures sur le torse et le dos, Ariel est aujourd’hui soignée dans le seul hôpital pédiatrique du pays, soutenu par l’UNICEF. Elle partage une chambre avec d’autres enfants blessés suite à un accident ou à des coups de feu.

Cela fait plusieurs mois qu’elle est là, la routine de l’hôpital n’a plus de secrets pour elle. Les autres enfants et leurs parents l’appellent la chef du village.

 

Marion

Marion
© Logan

Marion, 13 ans, veut devenir pilote. Elle a dû arrêter l’école en mars de l’année passée : ses camarades de classe et ses enseignants avaient fui ou s’étaient fait tuer. Cela fait maintenant un mois que Marion est de retour à l’école, et l’année passée, alors qu’elle se trouvait dans un camp de réfugiés avec sa famille, elle a pu continuer l’école via les écoles temporaires de l’UNICEF.

Avant le début des violences, Marion mangeait trois repas par jour et avait l’eau courante dans sa maison. Maintenant, faute d’argent, ils mangent une fois par jour du manioc ou des épinards et utilisent l’eau insalubre du puits. Il reste donc beaucoup à faire pour assurer à Marion et sa famille des conditions sanitaires et d’hygiène optimales pour leur bon développement.

Sara

Sara et sa petite sœur.
Sara et sa petite sœur © Page

Sara, 11 ans, vit sous un avion abandonné dans le camp de réfugiés de l’aéroport à Bangui, la capitale de la République centrafricaine. Elle veut retourner à l’école pour devenir policière « comme ça je peux protéger mon père et ma mère ». Ses parents font ce qu’ils peuvent pour gagner un peu d’argent, et Sara les aide du mieux qu’elle peut. Elle récolte du bois pour faire du feu et du café qu’ils revendent ensuite. Elle lave les vêtements de la famille et prend soin de sa petite sœur. A 11 ans elle n’a pas le temps de jouer, le temps de l’insouciance est derrière elle, mais pas ses rêves.
Sara, Ariel et Marion représentent toute une génération d’enfants qui malgré les conflits, savent quel avenir ils veulent pour eux et leur pays. Ils font preuve d’une détermination sans failles. Chaque jour ils sont confrontés à l’incertitude, l’insécurité, la violence, la malnutrition et les risques de maladies. Ils font face à cette réalité avec beaucoup de courage.

Que fait l’UNICEF pour venir en aide aux enfants comme Sara, Marion et Ariel ?

Nous sommes présents à Bangui et dans le reste du pays afin de toucher un maximum de personnes affectées par le conflit. Notre action s’articule autour de cinq domaines, développés ci-dessous et illustrés par les photos que vous trouverez dans la gallerie en bas de la page :

Eau et assainissement

  • Nous fournissons du matériel sanitaire et d’hygiène de base à la population. 100 000 personnes en bénéficient pour l’instant.
  • Nous distribuons également de l’eau potable. 180 000 personnes de la zone de Bangui y ont accès jusqu’à ce jour.

Éducation

  • Nous accueillons près de 23 000 enfants dans les espaces d’apprentissage temporaires. Et ce n’est qu’un début.
  • Certains enfants déplacés profitent également des espaces amis des enfants mis en place afin qu’ils puissent jouer et oublier pendant quelques heures les tracas de la vie dans un camp de réfugiés.

Santé

  • L’UNICEF participe aux campagnes de vaccination contre la polio et la rougeole, et est présent dans les infrastructures hospitalières (particulièrement l’hôpital pédiatrique de Bangui). Les campagnes de vaccination ont déjà touché 200 000 enfants.
  • À l’approche de la saison des pluies, nous avons distribué près de 300 000 moustiquaires pour lutter contre la malaria.

Nutrition

  • Les risques de malnutrition sont très importants en République centrafricaine, et constituaient déjà un problème récurrent avant l’éclatement du conflit. Notre action consiste principalement à dépister les cas de malnutrition et leur fournir un traitement adapté.

Protection

  • L’UNICEF dirige les actions de protection de l’enfance, qui consistent à réunir les enfants non-accompagnés avec leur famille, et, dans des cas plus extrêmes, à les libérer des groupes armés dans lesquels ils ont été enrôlés. 235 enfants ont été sortis de ces groupes tandis que 400 ont pu être réunis avec leur famille.
  • Permettre aux enfants d’aller à l’école et de se retrouver dans des espaces amis des enfants les protège aussi contre le recrutement dans des forces armées.

De nombreux défis attendent les enfants et leurs parents :

Pour Ariel, Sara, Manon et les autres enfants touchés par le conflit, les défis restent nombreux. Avec la saison des pluies, les risques de malnutrition et de maladies diarrhéiques comme le choléra vont augmenter, ainsi que la malaria. Nous tentons de réduire celle-ci via la distribution de moustiquaires.

Or nous n’avons, à ce jour, reçu qu’un quart des fonds nécessaires à l’aide humanitaire d’urgence en République centrafricaine. Ces fonds sont pourtant primordiaux si l’on veut faire face à la saison des pluies et aux problèmes de malnutrition.

Il faudrait, par exemple, pré-positionner de la nourriture dans les zones les plus reculées de la République centrafricaine. Car une fois que la saison des pluies est là, grand nombre de routes deviennent impraticables.

Au niveau de la santé, nous faisons actuellement face à une pénurie de médicaments.

Ce ne sont que quelques exemples des obstacles les plus importants auxquels nous faisons face. Avec votre aide, nous pouvons les surmonter !
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