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Syrie – Des enfants meurent sous les bombes, d’autres fuient la violence, désespérés

La violence des combats dans le nord-est de la Syrie provoque un exode massif des populations civiles. Pour les familles qui vivent dans cette partie du pays, la situation est désespérée. Les derniers chiffres font état de 165.000 personnes déplacées dont 80.000 enfants.

Les familles fuient par centaines la violence. Ces jeunes filles accrochées aux ridelles d’un vieux camion se dirigent vers Tal Tamar, un abri provisoire. Elles et leurs familles n’ont pu emporter que l’essentiel. Et cet essentiel c’est deux fois rien. Juste de quoi dormir sans avoir trop froid. © UNICEF//Hasan

Les personnes déplacées par la reprise des hostilités dans le nord-est de la Syrie se retrouvent sur les routes de l’exil à la recherche d’un abri, de proches ou d’amis chez qui loger ou trouver un peu de sécurité. Dans des abris collectifs, mis en place dans des écoles ou des bâtiments inachevés, les familles font des haltes de quelques jours avant de repartir. Fuyant une violence parfois aveugle qui peut s’abattre sur des centres de santé, des écoles, elles n’ont qu’un espoir : trouver un endroit plus sûr où se poser.

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Dans le nord-est de la Syrie, depuis que les affrontements entre les groupes armés ont repris crescendo, les équipes de l’UNICEF ont dû déplorer la mort d’au moins quatre enfants. Neuf autres sont blessés. Côté turc, nous avons été informés de la mort de sept autres enfants. Les bombardements n’épargnent aucunement les infrastructures civiles : hôpitaux, écoles et stations d’épuration. 400 000 personnes de la région d’Hassaké, en Syrie, se sont retrouvées ainsi sans eau potable.

Ce petit garçon tenant la main de sa maman ne comprend pas ce qui arrive. Il appartient aux nombreuses familles qui n’auraient jamais dû être inquiétées ni touchées par la guerre. Des familles obligées de fuir pour survivre. © UNICEF//Hasan

L’UNICEF figure parmi les derniers acteurs présents pour accompagner les enfants coûte que coûte. À Kameshli, à la frontière entre la Syrie et la Turquie, nous avons stocké de quoi nourrir et soigner 45.000 enfants pendant un mois. De nouvelles livraisons sont prévues pour ravitailler cette région et nous espérons que les enfants disposeront de ce dont ils ont besoin. À Hassaké, nous avons distribué 95.000 litres d’eau et installé des réservoirs. Nous y avons aussi distribué des kits d’hygiène aux familles déplacées. Des équipes mobiles se rendent dans les abris pour effectuer des consultations, dépister d’éventuels cas de malnutrition et mener des campagnes de vaccination.

Deux fillettes remplissent un seau et quelques bouteilles avec de l’eau potable fournie par l’UNICEF grâce à d’énormes réservoirs. La scène se passe à Tal Tamer, gouvernorat d’Hassaké.

© UNICEF//Hasan

Dépourvus de l’essentiel, les enfants déplacés dans le nord-est de la Syrie ont vraiment besoin de notre aide. En faisant un don, vous pouvez leur montrer qu’ils ne sont pas seuls. Que leur sort nous tient à coeur, que nous voulons qu’ils vivent, grandissent en sécurité et gardent foi en l’avenir. Pour cela, il faut qu’ils gardent d’abord confiance dans le monde adulte. Merci.

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