« Un cessez-le-feu qui laisse en moyenne un enfant mort chaque jour est un échec pour les enfants », a déclaré le directeur régional de l'UNICEF pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, Edouard Beigbeder. « Avec des centaines d'enfants supplémentaires blessé·es, souvent gravement, les enfants de Gaza attendent toujours la fin de la violence qui leur avait été promise. »
Les familles sont désormais concentrées sur environ un tiers de la bande de Gaza, s'abritant dans des conditions dangereuses au milieu de bâtiments détruits, de décombres et de déchets accumulés. Dans l'ensemble de la bande de Gaza, les enfants continuent de souffrir de malnutrition aiguë, de maladies, d'un manque d'eau salubre et de systèmes d'assainissement endommagés.
« Les annonces faites ces derniers jours tracent une feuille de route pour la prochaine phase du cessez-le-feu, incluant des mesures visant à mettre fin aux hostilités et à intensifier l'aide humanitaire. Cela offre un nouvel espoir et une chance de mettre un terme à la violence contre les enfants », a déclaré Beigbeder. « Pour les enfants de Gaza, le test est simple. Les morts vont-elles cesser ? L'aide leur parviendra-t-elle à grande échelle ? Les hôpitaux vont-ils rouvrir et l'eau va-t-elle recommencer à couler ? Les enfants pourront-iels retourner à l'école en toute sécurité en septembre ? Les enfants ont déjà entendu des promesses. Cette fois, les engagements doivent se traduire en actes. »
L'UNICEF appelle toutes les parties à respecter leurs obligations au regard du droit international, y compris le droit international humanitaire et les droits humains. Elles doivent protéger les enfants, garantir leur accès aux biens et services essentiels, notamment les soins de santé, l'éducation, l'eau potable et la nourriture, et permettre et faciliter un accès humanitaire sûr, rapide et sans entrave aux enfants qui en ont besoin.