Les séismes ont causé d’importants dégâts, entraînant l’effondrement de plusieurs bâtiments et poussant les habitant·es de la capitale, Caracas, à fuir massivement dans les rues. Selon les premiers rapports, au moins 32 personnes ont déjà perdu la vie et environ 700 ont été blessées. L’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS) estime en outre qu’il existe une probabilité de 44 % que le nombre de victimes dépasse les 10 000.
L’UNICEF était déjà présent au Venezuela et continue d’apporter un soutien aux enfants et aux familles. Les besoins humanitaires étaient déjà immenses avant les séismes, et cette catastrophe risque d’aggraver encore la situation.
Des séismes qui s’ajoutent à une crise économique
Le pays traverse depuis longtemps une crise économique et sociale. En raison de l’inflation persistante et de l’accès limité aux services de base, de nombreuses familles ont des difficultés à se procurer de la nourriture, de l’eau potable et des médicaments. Les systèmes de santé et d’éducation sont fortement sous pression, exposant les enfants des communautés vulnérables à un risque accru de malnutrition, de maladies et d’autres formes de précarité.
Les secousses récurrentes, les flux migratoires et des infrastructures fragiles font que de nombreuses communautés ont très peu de capacité de résilience face à une nouvelle catastrophe. Les séismes actuels touchent donc une population déjà en grande difficulté.
Il s’agit d’une urgence humanitaire où chaque minute compte. Après un séisme, les premières heures sont cruciales pour sauver des vies : une aide rapide fait toute la différence.
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