Bien que la chaleur extrême soit souvent associée aux régions équatoriales, nos données montrent que la plus forte exposition à la sévérité des vagues de chaleur se concentre aux latitudes plus élevées, notamment en France, en Italie et dans la Fédération de Russie. En examinant l’exposition relative aux vagues de chaleur sévères, plusieurs pays se distinguent : plus de 90 % des enfants y sont exposé·es à des températures nettement supérieures à la moyenne locale, notamment au Bélarus, en Belgique, au Luxembourg et en Moldavie.
En Belgique, 2.279.429 enfants sont exposé·es à la pollution de l’air : notre pays affiche un score de pollution de l’air de 8,54 sur 10 (extrêmement élevé). La pollution de l’air menace la santé des enfants et constitue le principal facteur de risque environnemental. Les enfants sont particulièrement sensibles aux effets de la pollution de l’air en raison de leurs caractéristiques physiologiques et de leur développement. En 2023, la pollution de l’air était le deuxième facteur de risque de mortalité dans le monde chez les enfants de moins de cinq ans, après la malnutrition.
Les enfants ne sont pas de petit·es adultes : leur corps est en pleine croissance, ce qui les rend particulièrement vulnérables aux dommages à long terme causés par l’inhalation de toxines. Les poumons, les voies respiratoires et le système immunitaire d’un enfant continuent de se développer jusqu’au début de l’âge adulte. Leurs voies respiratoires, plus étroites, peuvent être plus facilement enflammées, obstruées ou endommagées par les polluants, augmentant le risque de développer de l’asthme ou d’autres maladies respiratoires. Ces effets sont encore aggravés chez les enfants en situation de handicap ou souffrant de problèmes de santé chroniques.